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Abdel Hamid Mamdouh : « Je suis le seul candidat à la direction de l’OMC soutenu par l’UA »

Après que le Bénin s’est retiré de la course et que le Nigeria a finalement désigné Ngozi Okonjo-Iweala pour le représenter, l’avocat Abdel Hamid Mamdouh se présente comme le seul candidat légitime de l’UA à la direction de l’OMC. Entretien.

Secrétaire du Conseil du commerce des services, puis conseiller principal au sein de la division des services et enfin directeur de la division des services et investissement… Abdel Hamid Mamdouh a passé en tout vingt ans dans les couloirs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qu’il a intégrée dès sa création, en 1995. Aujourd’hui, à 67 ans, ce juriste de formation fait partie des candidats africains à la direction générale de l’organisation, après la démission du Brésilien Roberto Azevêdo.

Alors que le Nigeria vient de changer de candidat, désignant l’ancienne ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala et que le Bénin a décidé de se retirer de la course et de soutenir cette dernière, les cartes de la campagne semblent rebattues. Interview.

Jeune Afrique : L’Union africaine (UA) a-t-elle déjà décidé qui elle soutiendrait ?

Abdel Hamid Mamdouh : L’Union africaine a lancé son processus de sélection quand elle a décidé que le prochain directeur général de l’OMC serait africain, lors du sommet de Niamey, en juillet 2019. Il a été convenu que les pays du continent devraient présenter leurs candidats à l’UA d’ici à la fin novembre 2019.

Il y avait à cette date trois candidats, issus de trois pays : le Nigeria, le Bénin et l’Égypte. Nous sommes tous allés au sommet d’Addis-Abeba en février 2020. Le comité des candidatures de l’UA s’est alors réuni, a approuvé les trois noms et a demandé l’approbation du Conseil exécutif ministériel, qui les a confirmés et a demandé au comité des candidatures de sélectionner l’un d’entre eux. Il était alors prévu que le processus de sélection de l’OMC commence en décembre 2020.

Mais deux choses se sont produites entre-temps. D’abord, le Covid 19, qui a entraîné l’annulation du sommet de l’Union africaine au Tchad en juillet. Et la démission soudaine du directeur général de l’OMC, provoquant le lancement du processus de sélection dès le mois de juin.

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Jeune Afrique

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