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Afrique du Sud: le personnel de santé manifeste contre ses conditions de travail

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                Le personnel de santé a manifesté ce jeudi 3 septembre, à l’appel d’un du principal syndicat du secteur public, le Nehawu. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant les bâtiments de la présidence, à Pretoria, pour réclamer de meilleures conditions de travail, et une augmentation de salaire. Ils regrettent que le gouvernement ne prête pas davantage attention à leurs demandes, alors qu’ils ont été en première ligne de l’épidémie de coronavirus dans un pays qui a été fortement touché.
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                                    <p><em>Avec notre correspondante à Pretoria</em>,<strong> Claire Bargelès</strong>

Une foule toute habillée en rouge entonne des chants révolutionnaires. Parmi les manifestants, Mokgope Frans, infirmier du secteur public et membre du syndicat Nehawu, est en colère que le gouvernement ne soit pas revenu sur sa décision de gel des salaires des fonctionnaires.

« Nous les travailleurs nous sommes fatigués, trop c’est trop. Pour l’instant, nous n’avons reçu aucune augmentation ou compensation, alors que de nombreux efforts et sacrifices ont été faits. Il faut que l’accord de hausse des salaires soit appliqué dès que possible. »

Plus de 27 000 membres du personnel de santé sud-africain ont été contaminés par le coronavirus, et 240 en sont morts.

Quant à ceux qui continue de travailler, comme Irene Mothibe, ils sont souvent confrontés au manque de personnel. « Les infirmières qui contractent le virus doivent s’isoler chez elles, donc nous nous retrouvons en sous-effectif, et on attend de nous qu’on travaille normalement. Nous sommes des « travailleurs essentiels » seulement sur papier, dans la réalité, quand il faut payer des infirmières, c’est autre chose. »

Mais ce qui exaspère le plus Aron Masemola, lui aussi infirmier, ce sont les révélations de nombreux scandales de corruption liés à la fourniture d’équipement de protection : « Ca nous met très en colère, car beaucoup d’institutions sont désormais en manque d’équipement. Tous ces gens qui sont impliqués dans le vol d’argent dédié à l’équipement doivent être arrêtés dès que possible. »

Si ses demandes ne sont pas satisfaites d’ici jeudi prochain, le syndicat menace de déclencher une grève générale dans le secteur.

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RFI

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