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Benin: 60ème anniversaire de la fête nationale : Un 1er Août avec l’équation coronavirus

Covid-19 au Bénin et une flambée de contaminations avec à la clé plus de morts qui inquiète plus d’un. Actuellement, au vu des ravages du virus invisible qui a pris sa source dans l’empire du milieu avant de se propager dans le monde, plus rien ne se fait sans en tenir compte. Cela suppose que pour la commémoration du 60ème anniversaire de la fête nationale, il reste un facteur qui décidera en grande partie de l’allure qu’elle prendra. Déjà, avant le Bénin et le rendez-vous du 1er août prochain, les Etats-Unis, le Canada, le Cameroun, le Sénégal pour ne citer que ces pays ont dû se résoudre à tenir compte de la réalité sanitaire de l’heure et annuler les festivités traditionnelles qui marquent cet événement ou les ont réduites au maximum. Par ailleurs en France, bien évidemment à cause de la Covid-19, le défilé du 14 juillet n’aura pas lieu cette année.

Pour ainsi dire, pour une commémoration qui implique non seulement la mobilisation des différentes unités de sécurité et de défense et qui devraient, en principe, marcher les rangs serrés mais aussi des civils pour des parades, c’est un réalisme qui s’observe face à la difficulté de pouvoir respecter l’ensemble des gestes barrières. Et donc, le Bénin n’étant pas, surtout par ces temps-ci, épargné des ravages du coronavirus, il est impérieux que les hommes en arme et toutes les structures généralement impliquées dans l’organisation des commémorations des 1er août que ça soit au plan national que dans les communes où très souvent, il est difficile de contrôler les mouvements de foule, sachent, au plus tôt, à quoi s’en tenir. Mais à l’évidence, en attendant que les voix autorisées n’apportent plus de précisions sur les choix des gouvernants, il est à parier qu’à défaut d’une annulation comme c’est le cas en France, les festivités de l’indépendance normalement prévues pour le 1er août prochain seront réduites au strict minimum au Bénin.

Pourtant, ce sera le soixantième !

Evidemment, si 60 ans dans une vie signifient beaucoup et méritent une attention particulière de même que toute la réjouissance nécessaire pour célébrer un semblant de fierté retrouvée, il est clair que le contexte sanitaire oblige à savoir raison garder. Du moins, pour une fois, le défaut de défilé et de festivité est peut-être la bonne occasion, pour que les érudits et ceux qui ont à charge notre destinée fassent leur examen de conscience et se penchent plus sérieusement sur l’avenir du Bénin commun sexagénaire et toujours en proie aux difficultés socio-économiques et politiques. Mais avant, attendons-nous à ce que le coronavirus dicte sa loi à cette volonté populaire de suivre à nouveau un traditionnel défilé qui rassemble les Béninois, toutes tendances confondues, et gonfle les cœurs. Alors, à moins d’un miracle, le fameux coronavirus aura, une fois encore, raison d’un moment spécial et de communion des Béninois. Et, ce serait bien dommage !

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