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Bénin: Expérience Tèbè rassure de la participation du parti MPL aux communales 2020

Au motif de dépassement de nombre
de candidats, la Commission électorale nationale permanente (CENA) a adressé un refus
d’enregistrement du parti Mouvement populaire de libération (MPL) le 13 mars 2020. Invité sur
l’émission dominicale Libre tribune de la radio planète hier dimanche 15 mars
2020, le secrétaire exécutif national du parti Expérience Tèbè semble assurer que le MPL va prendre part aux élections communales du 17 mai prochain.

«Le MPL prendra part effectivement aux élections communales de mai 2020. Nous irons à ces élections bel et bien », a confié ce dimanche le secrétaire exécutif national du parti Mouvement populaire de libération (MPL) Expérience Tèbè. Il informe que comme le prévoit les textes en matière de contentieux électoral s’agissant des communales, les avocats du parti ont déjà saisi le juge compétent qui est le juge administratif de la Cour suprême. Et il est confiant que le droit sera dit.

Car, estime-t-il «nous n’allons pas permettre le règne de l’arbitraire indéfiniment ». Le parti ne compte pas permettre «que les efforts consentis par la jeunesse frustrée, embastillée par la dictature qui sévit dans notre pays puisse émousser une dernière fois encore, le rêve de cette jeunesse qui s’est organisée au sein du MPL pour défendre son destin ». Il semble péremptoire sur le fait qu’aucun parti politique n’a un dossier aussi bien présenté que le MPL.

Abus de pouvoir

Le secrétaire exécutif national Expérience Tèbè informe que le 13 mars dernier après les études, que la CENA a adressé au parti un refus d’enregistrement de candidature contre toute attente. Il y est écrit que «le parti Mouvement populaire de libération a présenté ce 11 mars à 22h30, une déclaration de candidature aux élections communales du 17 mai 2020 comportant un poste de candidat restant à pouvoir, 3682 candidats présentés au lieu 3630 au total contrairement aux dispositions de la loi. Le nombre de candidats déclarés étant supérieur au nombre prévu par la loi, la CENA après délibération de la plénière décide de ne pas enregistrer ladite déclaration de candidature ».

Selon lui,  «cette décision est illégale et arbitraire, constitue un abus de pouvoir de la part des commissaires de la CENA ». Pour justifier ces propos, il se réfère à l’article 43 de la loi 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin qui dispose que «le rejet d’une candidature ou d’une liste de candidature est motivé. La décision de rejet est notifiée au concerné et peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction compétente dans un délai de 48 heures. La juridiction compétente statue sur les recours dans un délai de cinq jours ».

Pas d’étude avant enregistrement

Expérience Tèbè précise qu’aucune disposition de la loi n’a prévu
le refus d’enregistrement d’une déclaration de candidature à la CENA. Pour lui, «la loi dit que le parti présente
la déclaration de candidature et qu’un récépissé provisoire comportant le
numéro d’enregistrement est délivré immédiatement au déclarant. La CENA dispose
de huit jours après la délivrance du récépissé provisoire pour situer sur la
validité de la candidature. En cas d’insuffisances constatés, la CENA les
notifie au candidat ou au parti politiques concerné et l’invite à y
remédier dans un délai de 72 heures ouvrables à compter de la date de
notification »
. Alors, il se demande «pourquoi est-ce que la CENA n’a
pas enregistré et délivré immédiatement le récépissé au déclarant c’est-à-dire
au MPL comme le stipule la loi ? »
. Il fait remarquer que la
loi n’a pas prévu une étude avant l’enregistrement.

La Nouvelle Tribune

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