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Burkina Faso: maitre Guy Hervé Kam se lance pour faire Sens

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Un  nouveau mouvement politique vient de voir le jour, il s’appelle Sens, pour : Servir Et Non se Servir. À la tête de ce mouvement, le célèbre avocat, ancien porte-parole du Balai citoyen.

Avec notre correspondant à Ouagadougou,  Yaya Boudani

Selon ses initiateurs, le Sens est né de la volonté de Burkinabè animés d’un sentiment de rupture pour un « vrai changement » suite à l’échec de toutes les politiques mises en œuvre.

Maitre Guy Hervé Kam, le coordonnateur national, souligne que l’actuelle classe  politique burkinabè n’a pas compris la portée du message de l’insurrection d’octobre 2014. Et le Burkina Faso se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins. D’où la naissance de ce mouvement pour une refondation de l’État. Pour les prochaines élections législatives, le Sens entend susciter et soutenir des candidatures indépendantes, selon Guy Hervé Kam. « Sur la question de la présidentielle, le mouvement Sens estime pour l’instant que notre ambition n’est pas de prendre le pouvoir pour le pouvoir. Nous ne sommes pas encore convaincus que nous devons mettre la toiture de la maison avant les fondations. » Pour les prochaines élections, ce mouvement entend « susciter et soutenir » des candidatures indépendantes à l’échelle des régions et communes.

La vision du mouvement Sens est de faire du Burkina Faso une nation de démocratie, selon ses premiers responsables. Pour atteindre l’objectif, ils comptent s’inspirer des pensées et politiques prônées par Thomas Sankara, Joseph Ki-Zerbo, ou encore Nelson Mandela. Les militants du Sens prônent des valeurs comme l’intégrité, l’honneur, et le don de soi. « Le socle de notre idéologie ne s’enferme pas dans des dogmes mais repose plutôt sur la richesse androgène de l’Afrique, du Burkina Faso, pour réarmer notre peuple de ses valeurs fondatrices », abonde Dr Guy Yogo, chargé de l’orientation politique.

Selon Guy Hervé Kam, le mouvement Sens est le lieu de toutes les luttes du peuple « pour que la voix de ceux qui sont toujours restés à l’écart soit désormais entendue dans les instances de décisions ».

RFI

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