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Centrafrique : à quatre mois du scrutin plusieurs étapes du chronogramme électoral encore en suspens

Plusieurs activités prévues dans le chronogramme des opérations des élections générales de 2020 à 2021 en Centrafrique sont en suspens. A quatre mois des opérations, les lignes semblent être difficilement bougées.

Les questions notamment d’ordre logistique ainsi que sécuritaire et à cela s’ajoute le retard dans le lancement des opérations dans certaines villes qui ne sont pas touchées sont entre autres les facteurs qui laissent de doute en ce qui concerne la tenue à bonne date du 1er tour des élections groupées en Centrafrique, prévu en décembre 2020.

Selon le chronogramme des opérations électorales rendu public par l’ANE, l’inscription des électeurs sur la liste électorale est prévue du 22 juin au 28 juillet 2020, et le traitement des données et affichage des listes provisoires, la gestion des contentieux à la publication des listes définitives devrait être finalisée mi-septembre prochain. Jusqu’alors, l’ANE est dans les opérations d’enrôlement des électeurs dont bon nombre de villes n’ont toujours pas été touchées.

Autant de questions qui laissent planer de doute sur la tenue effective des élections. Certains agents recenseurs déployés dans l’arrière-pays, peinent à accéder à des zones sous contrôle des groupes armés.

S’agissant des défis logistiques, certains démembrements de l’ANE de l’arrière-pays éprouvent d’énormes difficultés pour acheminer les matériels électoraux dans des localités où les pistes rurales sont difficilement accessibles en véhicule. Jointe à cela, la sempiternelle plainte des agents recenseurs dans les provinces, pour la question de leur rémunération, dont certains superviseurs de l’ANE, sur le terrain empochent sans hésitation, une partie de leur traitement.

A l’allure où vont les choses, certains Centrafricains ne cessent de s’interroger si la date du 1er tour du scrutin fixé par l’ANE le 27 décembre prochain. Sera-t-elle probable ou velléitaire ? Et si techniquement les opérations n’ont pas abouti comme prévoit le chronogramme de l’ANE, cela ne risquera-t-il pas d’aller vers un vide constitutionnel ?

Comme le doute plane encore sur la date du 27 décembre 2020, le verdict de la cour constitutionnelle proposant un consensus, et voulu par nombre des leaders de l’opposition démocratique serait-elle une solution idoine pour éviter tout désarroi politique ? De tout ce qui se trame autour des opérations électorales qui titubent en ce moment, l’hypothèse du probable glissement de l’agenda électoral n’est pas à écarter.

Et si effectivement le pays se dirigerait vers un glissement de l’agenda électoral, la question du prolongement des mandats présidentiel et législatif se poserait avec acquitté. Attendons de voir comment les choses vont se dessiner, car l’avenir politique du pays réside en ce moment crucial, entre les mains de l’ANE.

Fiacre Salabe

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