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Centrafrique : Embargo sur les armes, les diplomates onusiens accusent le gouvernement.

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont voté à l’unanimité ce mardi 28 juillet la reconduction de l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Les autorités centrafricaines, qui espéraient la levée totale de cet embargo, se disent déçues, alors que l’un des critères qui ont motivé le maintien de cette sanction concerne la restructuration des forces armées centrafricaines bafouée par le gouvernement.

Le comité des sanctions des Nations Unies, qui a pour mission principale de maintenir et de rétablir la paix et la sécurité, s’est concerté, le 28 juillet 2020, sur le choix de la

reconduction de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. Autrement dit, ce régime de sanction imposé par le conseil de sécurité de l’ONU ne sera pas levé tant que les conditions préalables ne seront pas remplies. Or, dans la résolution n° 2536/2020 prolongeant l’embargo, les 15 experts techniques de l’ONU qui constitue le comité de sanctions ont clairement indiqué que le gouvernement centrafricain n’avait pas présenté officiellement un dossier technique réclamant la levée de cette sanction onusienne, alors que lors du dernier symposium, le conseil de sécurité a déclaré être préoccupé par les réseaux d’étranger qui financent et approvisionnent les milices et qui contribuent de facto à l’instabilité du pays. Ajoutant à cela, le comité a également pointé du doigt le recrutement anarchique des nouveaux éléments de la garde présidentielle qui sont issus pour la plupart de l’ethnie du chef de l’État. Sans oublier les dernières attaques aux mines antipersonnel et antichars planifiées par le groupe 3R contre des patrouilles des FACCA et des Casques bleus constituent également l’une des raisons qui ont motivé le comité de sanction à reconduire l’embargo sur les armes à destination de la RCA.

Alors, que fait concrètement le gouvernement pour que cet embargo soit levé ?

Rappelons que le comité de sanction de l’ONU doit évaluer trois leviers capitaux : d’abord de voir si la situation de conflit s’est améliorée avec des avancées significatives, ensuite d’apprécier si les critères énoncés dans la résolution primitive sont atteints et enfin si le processus de paix a atteint les résultats escomptés.

Anselme Mbata

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