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Centrafrique : La communauté peulh exige des mesures rigoureuses contre les terroristes Sidiki Abass, Alkatim et Ali Darassa

DAHIROU Amadou, l’un des jeunes peulhs centrafricains, la présence de Sidiki Abass et Ali Darassa dans les zones occupées, empêche les peuls à retrouver la paix et compromet la sécurité de la population, notamment la communauté peule. Au nom de la jeunesse peulh, Amadou Dahirou lance un appel ferme à Sidiki Abass, Alkatim et Ali DARASSA de ne plus s’agiter en leur nom, et laisser la décision aux jeunes peulhs centrafricains, bien placés pour œuvrer la paix et la cohésion sociale pour l’intérêt de la communauté peule et de la Centrafrique en générale.

En effet, l’organisation de la jeunesse peule estime pour sa part que depuis la signature de l’Accord de Khartoum, la communauté peule est réduite à la volonté de ces terroristes cités ci-haut qui doivent décider de leur sort. Diantre ! Tenez-vous bien ! Désormais pour un peulh centrafricain, il faut être au service de Sidiki, Alkatim et Darassa pour être nommé à quelconque poste de responsabilité. La population n’est pas libre dans ses activités, disant sa liberté est entravée dans les zones occupées par ces trois terroristes.

Les éleveurs et les commerçants sont soumis aux rançons, braquage, vole de de leurs bœufs et autres biens. Pourtant, ces terroristes sont traités comme étant des représentants de la communauté peule centrafricaine. C’est faux ! Ils signent l’APPR avec comme objectif, d’avoir des postes politiques, de s’enrichir, sans tenir compte d’un seul projet social pour la communauté peule.

Les représentants de ces groupes armés sont totalement déconnectés de la population peule. D’ailleurs, c’est des terroristes. Depuis 2013 jusqu’aujourd’hui, la majorité des peuls vivent dans de camps de réfugiés avec une misère indescriptible. Les enfants peuls meurent de la malnutrition, les personnes âgées meurent des maladies chroniques dans l’espoir que la paix revienne en Centrafrique pour pouvoir rentrer chez eux. Beaucoup des éleveurs peulhs ont perdu leurs bétails, leur unique richesse, et aujourd’hui, ils sont dans des camps de réfugiés sans moyens de rentrer chez eux et personne parmi ces ministres issus de ces groupes armés cités, ne propose une solution pour leur venir en aide et aider leurs enfants.

Pour cause à en croire Dahirou, ces ministres-représentants des groupes armés sont sous la pression de Darassa, Alkatim et Sidiki qui les traitent comme leurs représentants personnels, disant leur domestique au sein du gouvernement. Du coup, ils ne travaillent pas pour le gouvernement, car la survie de leur poste ne dépend pas de leur résultat, mais seulement de leur soutien indéfectible à leurs chefs terroristes.

Ces derniers prennent des décisions, même les plus graves quand leurs intérêts sont menaçants sur la communauté peule dont ils se réclament être leurs représentants. Le dernier évènement en date, c’est l’attaque de la base des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) à Bouar par les éléments de Sidiki, pour la simple raison que, lui Sidiki s’est fait bousculer par les gardes de sécurité présidentielle lord du passage Président Touadéra à Bouar. Vu tous ces agissements, Dahirou appelle le gouvernement et partenaires internationaux de prendre des mesures drastiques contre Sidiki et Darassa. Autrement dit, il faut limoger leurs représentants personnels dans le gouvernement, et de laisser leur place aux jeunes peuls, capables d’œuvrer pour l’intérêt de la communauté peule et de tous les centrafricains. La présence dans ces groupes armés sur le territoire national compromet fortement à la restauration, de la paix durable et met en danger la sécurité des vrais peuls centrafricains.

« Nous vivons dans un monde interconnecté avec la monté inquiétante du terrorisme au sahel et un peu partout à travers le monde. Dans ce contexte la communauté peule Mbororo qui est traditionnellement musulmane, et à la majorité analphabète est très vulnérable face aux défis sécuritaires liées au terrorisme islamisme. », A déclaré Dahirou tout en appelant les jeunes peulhs qui sont avec Sidiki et Darassa, de bien pousser leur réflexion afin d’exiger unanimement la paix définitive, ou tout simplement de quitter le rang de es terroristes. Parce-que, dit-il, les jeunes peulhs centrafricains tiennent des armes et meurent pour eux. En contrepartie, ces terroristes ne font rien pour eux.

« Réveillez-vous ! Voulez-vous mourir pour rien et laisser vos parents dans les camps de réfugiés ? Pourquoi combattez-vous contre vos propres intérêts ? Votre place est dans les écoles, dans l’armée nationale, dans les forces de sécurité nationale et non dans les maquis. Vous allez continuer à combattre pour combien du temps ? Les conflits et les violences nous ont détruits et le peu qui nous reste aussi va se détruire si nous ne prenons pas la conscience pour penser au sort de la population. », A-t-il rétorque car on ne peut, en aucun cas envisager de combattre l’Etat. La lutte selon Dahirou, avait eu le crédit quand vous étiez en face à des rebelles hors la loi. Mais aujourd’hui, l’ensemble des centrafricains ont décidé de faire les compromis difficiles pour arriver à la paix.

Qui dit peuple centrafricain, dit aussi les peuls car beaucoup sont autochtones et très loyaux à leur patrie. Si Abass Sidiki et Ali Darassa décident de combattre contre l’Etat, la jeunesse peule leur demande de le faire à leur nom personnel et non au nom de leur communauté qui n’aspire qu’à la paix. Dahirou appelle ainsi chaque peul centrafricain à soutenir les autorités du pays, car leur avenir ne peut se conjuguer que dans le droit et la loyauté à l’Etat centrafricain.

« Il fût un temps pour la guerre et un temps pour la paix », A déclaré Dahirou qui exhorte le gouvernement et à la MINUSCA de prendre toutes les dispositions pour soutenir les peuls centrafricains à se débarrasser des groupes terroristes.

« Ils ne nous représentent pas et ils nous conduisent droit vers la radicalisation. Nous demandons la protection absolue personnes et des biens civils. Et j’appelle le gouvernement à soutenir les leaders de la communauté peule en mettant un accent renforcé sur les projets sociaux de base afin de reconstruire une vie harmonieuse en parfaite symbiose avec la communauté nationale », A-t-il conclu dans une déclaration que le potentielcentraifricain.com a obtenu copie.

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