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Centrafrique : la plate-forme Bê-Oko politique non favorable au vote des réfugiés

Centrafrique : la plate-forme Bê-Oko politique non favorable au vote des réfugiés

BANGUI le 1er octobre 2020 (RJDH) — La plate-forme Bé oko appelle les signataires du communiqué du 24 septembre dernier exigeant le vote des réfugiés centrafricains à revoir leur copie. Position exprimée le 30 septembre 2020 lors de la signature d’accord entre l’UNDP d’Amine Michel et le Mouvement Cœurs-Unis. 

C’est suite à un communiqué de presse conjoint publié le 24 septembre dernier par les organisations régionales et internationales demandant aux autorités centrafricaines le droit de vote des réfugiés que l’organisation politique proche du gouvernement monte au créneau pour demander aux signataires la révision du contenu de ce communiqué.  

Pour Thierry Patrick Akoloza, rapporteur de la plate-forme Bé-Oko, le vote des réfugiés n’est pas une exception centrafricaine. « Le vote des réfugiés n’est pas une exception centrafricaine. Les réfugiés à travers le monde ne votent pas. Ils ont perdu ce droit de par les dispositions de la convention de Genève. C’est par obligation morale sur l’insistance de nos partenaires et pour des raisons d’exclusivité que le gouvernement a voulu faire exception », a-t-il ainsi justifié la mise à l’écart des réfugiés.

Cette plateforme politique indique que le vote des réfugiés est soumis à un financement de la part de la communauté internationale. « Le surcroit financement lié à ce vote promis par la communauté internationale n’est toujours pas disponible. Les Etats hébergeant les différents sites des réfugiés sont réticents. Sans leur autorisation préalable, aucun vote n’est possible sur le site des réfugiés. Aucune statistique n’est fiable sur la situation des réfugiés. Fort de ce qui précède la plate-forme Bé Oko demande aux signataires du communiqué du 24 septembre 2020 de revoir leur copie, et d’appuyer le peuple centrafricain à aller aux élections le 27 décembre prochain. » A-t-il souhaité

Pour la plateforme politique Bê-Oko, de poursuivre, « la réalisation à bonne date des élections doit rester une priorité absolue. Et dès lors que l’ANE elle-même a fait savoir que cela ne sera pas réalisable, le gouvernement en prend acte. De plus à l’heure actuelle plusieurs facteurs objectifs sont de nature à entraver le processus de ce vote, ou à provoquer un grand retard sur le processus global. »

La question de la tenue des élections du 27 décembre prochains reste divergente entre le pouvoir en place et l’opposition démocratique qui exige le glissement de la date des élections prévue pour le mois de décembre prochain.

Carlos Watou

Rjdh

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