Close

Centrafrique : Le mémorandum de la Cod-2020, une balise de voie pour la contestation des résultats des élections attendues

Bangui, le 14 sept. 20

Une délégation de la Coalition de l’Opposition Démocratique dite Cod-2020, dirigée par Nicolas Tiangaye  a rencontré le Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr Faustin Archange Touadéra, mercredi 09 septembre 2020 pour lui remettre un mémorandum. Cette rencontre a été sciemment organisée juste après que la Cour Constitutionnelle ait eu à auditionner les responsables de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) sur l’état d’avancement des opérations du processus électoral en cours. Forte coïncidence de date pour une  démarche normale de précaution pour la sauvegarde du processus électoral ou pure provocation comme en a l’habitude la Cod 2020 ?

De l’ultimatum qui n’a précédemment produit aucun effet au point de devenir simplement un bluff, voilà que  la Cod 2020 continue de poursuivre ses manœuvres de diversion logique à la protestation des résultats des prochaines élections en Centrafrique en remettant hier, mercredi, 09 septembre 2020, un mémorandum au Chef de l’Etat.

Le contenu dudit mémorandum rendu public par la voix de Nicolas Tiangaye, coordonnateur de ce mouvement de l’opposition sur les ondes de la Radio Nationale n’est autre chose que le résumé de l’audition des responsables de l’ANE par la Cour Constitutionnelle dont le compte rendu a été fait la veille par le vice-président de ladite institution sur les mêmes ondes. Une répétition, un charabia  ou tout simplement du couper-coller qui des termes de la Cour Constitutionnelle établi par cette organisation politique qui ne veut absolument rien dire puisque décousu de tout sens logique.

Ce passage de la Cod 2020 de l’ultimatum, mot latin qui signifie, selon le dictionnaire Robert, « – conditions définitives imposées par un Etat à un autre Etat et dont la non-acceptation entraîne la guerre ; – propositions précises qui n’admettent aucune contestation »,  à un mémorandum qui lui, veut dire « note diplomatique contenant l’exposé sommaire de l’état d’une question », laisse dubitatif le Centrafricain lambda qui n’arriverait jamais à comprendre l’attitude des responsables de la Cod 2020.

Pourquoi de l’idée de guerre préconisée hier par un ultimatum, la Cod 2020 revient-elle à une simple note diplomatique de rappel ? Il y a anguille sous roche dont la Cod 2020  qui menaçante hier, a dû voir sa couleur pour ainsi vouloir en venir à l’apaisement. Un apaisement qu’il va bien falloir prendre avec des pincettes connaissant les mille et une manières des leaders de cette coalition.

Qu’à cela ne tienne, il serait judicieux pour les tenants actuels du pouvoir de mieux scruter   les raisons de la démarche de la Cod 2020 pour voir si elle est décousue de toutes idées malsaines présentant un terrain miné qui ne risque pas d’exploser d’ici demain et mettre en péril le processus électoral.

De prime abord, ce que le Centrafricain lambda voudrait bien cerner et comprendre est de savoir s’il n’y a pas un lien entre la volte-face de Michel Djotodja, l’homme de main d’hier de tous ces leaders dits de l’opposition démocratique, qui lui, ne veut plus  aujourd’hui d’une guerre qui n’aura pas gain de cause et qui s’est engagé à rechercher  la paix, le pardon, la réconciliation et l’attitude quelque peu de résignation de la Cod 2020. Cette interrogation trouve pleinement son sens à travers ce passage inattendu d’un ultimatum,  processus de force, de violence, de trouble… à un mémorandum qui appelle logiquement l’idée d’une prise de conscience, d’une  concertation réfléchie,   d’un consensus à dégager…

Dégager un consensus est certes la seule chose à envisager dans la mesure où c’est tout l’ensemble du peuple qui suit le difficile cheminement du processus électoral dont les embûches rencontrées sont en grande partie dues aux faits et actions des groupes armés qui sont la face armée des leaders de la Cod 2020, principaux financiers de ces mercenaires qu’ils avaient importé du Tchad et du Soudan pour appuyer Djotodja dans sa quête forcée du pouvoir.

Ce qu’il faut bien que les leaders de la Cod 2020 comprennent est que le mécanisme de la concertation ne doit pas être opérer comme un passage en force de crainte d’accoucher d’une grosse sourie noire qui a toujours été le meilleur résultat des manigances de ce regroupement politique et qui ne lui a jamais fait honte. A  quoi bon de s’efforcer à mettre la charrue avant les bœufs ?

Ce qui rassure tout de moins est que le Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr Faustin Archange Touadéra , toujours calme dans sa profonde sérénité, a déclaré ne pas être opposé à la démarche de la Cod 2020, mais il faudra attendre que l’ANE jette d’abord les dés par un rapport à la hiérarchie que représente le Ministère de l’Administration du territoire qui justifie un glissement des échéances électorales.

@ Jacko,

 

Le potentiel centrafricain

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top