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Centrafrique : Le ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui, Un loup dans la bergerie de Touadéra à quelques mois des élections couplées ?

Bangui, le 11 sept. 20

Le climat politique en République centrafricaine est de plus en plus entaché des embûches surtout  à l’approche des élections où certains cadres deviennent souvent à la dernière heure, les loups dans la bergerie du maître. Le cas de l’arrêté  signé par le ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui est une illustration de cette politique.

Dans une décision signée par le ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui où il suspend les deux directeurs (la Télévision et de la Radio Centrafrique) avec suspension des salaires de ces fonctionnaires,  cela met en doute la moralité de celui  qui est porte-parole du gouvernement et président d’un parti de la mouvance présidentielle. Selon une source bien informée, tout part de la déclaration du détournement  du matériel de la Télévision centrafricaine où le membre du gouvernement était indexé. Depuis cette longue période, le ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui n’a jamais digéré les prises de position de ses collaborateurs. Les raisons avancées ne sont que des prétextes pour animer la galerie et distraire l’opinion nationale dans le seul but de soumettre le MCU dans une situation dramatique à quelques mois des élections. On sait tous que le problème de « bouc-émissaire » est le trait caractéristique de tous les politiques centrafricains.

Comment peut-on comprendre qu’une telle décision ne tienne pas compte de la signature de DGPF et du DCF ? Ce qui signifie que dans ce pays, la dictature ne tient plus compte de la loi et du règlement. Le  ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui en signant sa décision  dans les maquis sans fondement juridique, a confondu les titres de deux directeurs qui sont tous deux dans une même et unique institution.  Un seul nom apparaît dans la même décision, ce qui dénote le manque de sérieux de ce dangereux membre u gouvernement.  Quelle heure dramatique ? La question posée est de savoir si cette procédure qui a été viciée sera prise en compte par la solde au niveau du Trésor public ?

Il revient donc au Premier ministre de prendre ses responsabilités et sauver le pays de la tutelle des tyrans qui veulent mettre le pays en déroute. Cette interprétation du chef du gouvernement permet d’éviter les manœuvres   en cette période très sensible ou le pays se prépare à aller aux élections. On ne peut pas prendre une décision sur la base de la rancune surtout que les deux directeurs ont à jouer un rôle important dans la communication durant cette période électorale où les informations doivent aider  à reconstruire le pays au lieu de chercher à déstabiliser le régime par des décisions abracadabrantes.

Pour preuve de cette folie rancunière, qui ne cadre avec la politique du président Touadéra, il est clair que la demande de limogeage du ministre Kazagui par le MCU est fondée. Selon une source dans la discrétion,  quelques heures seulement après la signature d’une telle décision, il semblerait qu’une note du DCF du ministère des Finances met en cause cette fausse manœuvre de celui qui se dit porte-parole du gouvernement alors qu’il est contre la politique du même gouvernement.  Véritable punaise dans la politique du présent Touadéra. Or, si sa décision est mise en cause, c’est une véritable humiliation de tous les membres du gouvernement qui sont arrivés dans le seul but de remplir les poches et faire pousser les villas dans le monde comme des champignons. Voici à moins de deux que ce ministre est humilié dans ses prises de position. La première défaite était face aux élus de la nation où le fameux projet de loi relatif à la liberté de communication a été rejeté par nos vaillants élus de la nation. La honte ne tuant pas, il continue de poser des actes qui n’honorent pas sa personnalité. Pourquoi rivaliser avec ses collaborateurs quand on sait qu’on est toujours en erreur ?

L’histoire ce pays prouve que les arrivistes du pouvoir ont  toujours été la source des malheurs de ce pays. Qui ignore la chute de Patassé qui, soucieux de la vie misérable de François Bozizé, après son renvoi dans les rangs de l’armée centrafricaine a été contraint de choisir une nouvelle vie de misérable en qualité de chauffeur de taxi de brousse. Du fond de sa misère, il a été nommé chef d’Etat-major de Patassé. Mais comme la récompense d’une bonne action est une mauvaise action, Bozizé va chasser Patassé du pouvoir. Or, dans ce pays des grands paradoxes, on risquerait retomber dans le même schéma avec la politique menée par Kazagui auprès de Touadéra. Le champignon du MCU doit se méfier de certains de ses alliés s’il veut aller loin. L’oracle a parlé.

A suivre!!!

@Herman THEMONA, 

Le potentiel centrafricain

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