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Centrafrique : le ratio élève-maître pose problème pour le bon fonctionnement de l’enseignement en RCA

Centrafrique : le ratio élève-maître pose problème pour le bon fonctionnement de l’enseignement en RCA

BANGUI, 12 octobre 2020 (RJDH) — En RCA, douze mille quatre cent seize (12416) enseignants pour sept soixante-seize mille deux cent quatre-vingt-neuf (776 289) élèves, selon Antoine Godjoa, cadre au ministère de l’enseignement primaire, qui indique que le ratio élève- maître en Centrafrique est attristant. Il l’a dit à l’occasion de la journée internationale des enseignants célébrée le 05 octobre de chaque année.

« Le nombre pléthorique des élèves dans les salles des classes empêche l’enseignant à bien faire son travail », déplore le Antoine Godjoa, chef de service des ressources humaines au ministère de l’enseignement primaire et secondaire, ce qui selon lui, pose problème au niveau du système éducatif, alors que dans les années 1970-1980 le ratio élève–maître était de 25 élèves pour un enseignant. « Ce qui fait que l’enseignant était à l’aise de dispenser les cours », relève-t-il.

« Techniquement, l’enseignant doit se trouver à l’aise par rapport au nombre qu’il a en face de lui. A l’époque, c’était 25 élèves pour un enseignant, peu après, on en avait 50 élèves pour un enseignant, maintenant nous en sommes à deux cent élèves pour un enseignant », a rappelé ce cadre du département de l’éducation.

Pour un enseignant de fondamental 1, la surpopulation scolaire est un obstacle pour un bon apprentissage des élèves.  « Vous imaginez que dans une salle de classe, des élèves sont entassés, plus de deux cent, trois cent dans une salle de classe restreintes. Certains élèves sont assis à même le sol dans des conditions déplorables dans certains établissements scolaires, c’est une réalité, il faut le dire. »

A cela s’ajoute, le manque des matériels didactiques dans des établissements scolaires, poursuit l’enseignant. « Le nombre des élèves s’accroit et il y a un manque cruel des livres. Aujourd’hui quand vous sillonnez certaines écoles, ce manque de livre s’explique par le fait que dix enfants se partagent un seul livre, ce qui n’est pas adéquat. Franchement y a trop de chose à envisager s’il faudrait donc répondre aux réalités pédagogiques du système éducatif centrafricain. »

Face à cette situation le gouvernement doit revoir sa politique, intégrer les enseignants, construire des structures d’accueils pour désengorger l’effectif pléthorique des élèves et équipés des écoles  non seulement des mobiliers  mais aussi des documents pédagogiques pour redorer le blason  du système éducatif centrafricain.

Jocelyne Nadège Kokada

Rjdh

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