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Centrafrique : Les candidats aux prochaines élections rattrapés par leur passé politique

Bangui, le 08 septembre 20

A l’approche de ces élections groupées de 2020-2021, tous les candidats à la présidentielle et aux législatives affûtent leurs armes pour reconquérir le pouvoir par voie des urnes puisque la voie des armes n’a pas marché cette fois-ci. Aujourd’hui, tous ces candidats pensent qu’ils sont des saints sur la scène politique du pays. Malheureusement, ils ont oublié les crimes politiques, économiques qu’ils ont commis par le passé et la souffrance imposée au peuple centrafricain. L’heure est au bilan pour cette gestion prédatrice.

Dans le passé, tous ces candidats à la présidentielle qui sont déjà investis par leurs différents partis politiques suite à leur congrès respectif, ont assumé des postes de haute responsabilité dans ce pays. En remplissant leurs fonctions à la tête de la magistrature suprême de l’Etat, à la tête du gouvernement, à la tête d’un ministère, à la tête de l’armée nationale, etc., ces leaders politiques ont contribué à la descente aux enfers de la République Centrafricaine à travers cette crise militaro-politique de 2013. Or, cette crise trouve ses causes et fondements dans les crimes commis par les différents régimes qui se sont succédé dans le pays. Car, ces derniers ont fait plusieurs victimes au sein de la population centrafricaine qu’ils veulent aujourd’hui encore duper pour obtenir ses suffrages pour en multiplier ses souffrances. Or, le président François Mitterrand disait : « Ne remettez jamais le pouvoir à qui le convoite, car vous ne saurez jamais ce qu’il va en faire » mais pour ces anciens prédateurs, les Centrafricains s’en méfieront.

Pour rappel, le régime de KNK fut un cauchemar pour le peuple centrafricain qui ne veut plus revivre cette situation misérable et incertaine. Car, le régime était caractérisé par le viol, kidnapping, vol, népotisme, gestion patrimonial du trésor public, injustice sociale à travers ce fameux slogan « Est-ce que tu me connais ? », crime économique et de guerre, etc. Aujourd’hui, il se présente comme un saint, capable de changer le quotidien du peuple centrafricain en un claquement de doigt comme d’une baguette magique. C’est ainsi que le leader de KNK investi lors du dernier congrès du parti n’inspire pas confiance actuellement aux yeux du peuple centrafricain, victime de ses traitements inhumains et ceux de ses proches.

Certains leaders politiques ont reçu des surnoms reflétant leurs actes criminels dans le passé, par exemple monsieur 10% pour désigner le leader de l’URCA. Il a reçu ce sobriquet, juste pour le fait qu’il bénéficiait de 10% de paiement des dettes. Ce paiement des dettes empirait la souffrance de la population centrafricaine parce que les salaires n’étaient pas payés régulièrement. C’est pourquoi, son acte est considéré comme un crime économique, car à cette époque, les fonctionnaires de l’Etat bavaient et touchaient les réalités de l’enfer. Aujourd’hui, est-il sûr qu’il inspire plus confiance au peuple centrafricain qui a vécu dans la famine et la souffrance ?

Or, en politique, ce sont des actes qui comptent beaucoup plus que les projets de société imbus de démagogie. Ces prétendants saints promettent actuellement le paradis terrestre aux Centrafricains à travers leurs projets de société qui ne se réalisent jamais. En réalité, les actes posés par ces leaders politiques par le passé, visaient essentiellement à s’occuper de leurs propres familles, à satisfaire leurs intérêts personnels et égoïstes. Pour preuve, quand ils étaient aux affaires, ils avaient suffisamment pillé l’Etat centrafricain en excellant dans les détournements des deniers publics pour enrichir au dépriment de la population centrafricaine, qui croupissaient dans la misère imposée.

Aujourd’hui, c’est la population qui est en mesure de juger tous les actes de crimes économique et de guerre que ces leaders politiques ont commis dans le passé. Et il n’est pas normal pour les politiques de prendre le peuple centrafricain comme des immatures, car le peuple centrafricain est désormais immunisé contre leurs discours démagogiques et politiciens des politiques.

Il appartient au peuple centrafricain de reconquérir le pouvoir en assumant et en choisissant un candidat qui peut mieux faire pour conduire la destinée de la République centrafricaine. Le peuple centrafricain a compris qu’il est temps de ne plus parler de ces politiques en perte de vitesse et qui ont même leurs intérêts ailleurs que le bien-être du peuple centrafricain. Pourquoi, n’ont-ils pas transformé la RCA en un paradis terrestre sous leur régime et prétendre le faire maintenant ? Et s’ils sont des saints et populaires, pourquoi encore nouer des alliances politiques dans l’optique de vaincre uniquement Touadéra à la prochaine présidentielle ?

@Herman THEMONA, 

 

Le potentiel centrafricain

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