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Centrafrique : les médecins en spécialisation à l’étranger en détresse

Au moins 47 médecins en cours de spécialisation au Benin, au Cameroun, au Congo, en Côte D’Ivoire, au Togo, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Maroc et aux Etats-Unis déplorent, dans un mémorandum adressé au Chef de l’Etat, le non-paiement des bourses et subventions de la part de l’Etat Centrafricain depuis deux ans.

Ces médecins centrafricains en spécialisation sont regroupés au sein de la plateforme Médecins Centrafricains en Diplôme d’Etudes Spécialisées (MECDES).  Sans bourses ni subventions de l’Etat centrafricain, Ils ont entrepris des démarches depuis plus de 2 ans auprès des autorités pour la subvention de leurs études.  

Les premières doléances ont été portées à l’attention du président Faustin Archange Touadera en juillet 2018 et les dossiers de subvention adressés au ministère de la santé depuis janvier 2019. Mais selon ces médecins, leurs doléances dont restés sans suite. C’est après plusieurs relances qu’ils ont décidé de rédiger un mémorandum à l’intention du président de la République.

Dans ce mémorandum dont nous avons obtenu copie, les signataires demandent au moins 1.500.000 FCFA par année, par médecin en spécialisation pour faciliter leur prise en charge. Pour eux, beaucoup paient plus d’un million de FCFA sur leur propre frais. Ceux qui sont intégrés dans la fonction publique ne gagnent que 125.000 FCFA de salaire de base et ont perdu toutes les indemnités.

 Admis pour les études en spécialisation qui devraient durer 4 à 5 ans, ces médecins demandent une attention particulière de la part des hautes autorités. Pendant cette crise de Covid-19, deux d’entre eux ont été infectés et n’ont pas bénéficié des programmes d’aide du pays.

Dans ce pays qui compte au moins 5 millions d’habitants, le ratio médecin/habitant fait 1 médecin pour 24.769 habitants.  Seuls 4 départements d’études spécialisées sont opérationnels à l’université de Bangui notamment une étude spécialisée en Pédiatrie, en Gynécologie-obstétrique, en Santé publique et en Anatomie pathologie.

Cette situation critique que traverse les médecins en cours de spécialisation illustre aussi celle des autres étudiants centrafricains, restés sans bourses d’études à l’étranger depuis plusieurs mois.

Fridolin Ngoulou

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