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Centrafrique – Mahamat Kamoun : « Il ne faut pas avoir peur de repousser la présidentielle »

Investi candidat de son parti pour la prochaine présidentielle le 15 août, Anicet-Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition, compte bien succéder à Faustin-Archange Touadéra. Offensif, il détaille sa stratégie à « Jeune Afrique ».

Anicet-Georges Dologuélé y avait cru, il y a presque cinq ans. Arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, avec 23 % des voix, l’opposant centrafricain avait finalement été battu au second par Faustin-Archange Touadéra. Il avait alors dénoncé des fraudes massives en faveur de son concurrent de l’époque.

Ce 15 août, c’est donc un homme prudent qui a été désigné candidat par son parti, l’Union pour le renouveau centrafricain, à la présidentielle, dont le premier tour doit se tenir le 27 décembre. Prudent face aux dangers d’un scrutin tronqué par les groupes armés. Prudent, aussi, quant à un calendrier qu’il estime intenable.

Jeune Afrique : Au début du mois d’août, vous avez appelé vos concitoyens à la désobéissance civile. Qu’espérez-vous y gagner ?

Anicet-Georges Dologuélé : Nous avons un objectif simple : obtenir de meilleures conditions d’organisation des élections présidentielle et législatives. C’est dans cette optique que nous restons soudés au sein de la Coalition de l’opposition démocratique 20-20 (COD 20-20). Nous avons soutenu la société civile dans sa volonté de lancer une opération « ville morte » au début du mois de juillet, puis nous avons écrit au président Touadéra pour lui proposer d’organiser une concertation nationale, car nous pensons que l’Autorité nationale des élections ne remplit pas son rôle. Mais il n’a pas répondu. Il semble avoir davantage peur d’une concertation que des groupes armés. Nous passons donc à une autre phase.

Le président Touadéra semble avoir davantage peur d’une concertation que des groupes armés

J A

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