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Chloroquine contre le coronavirus : Trump critiqué après la mort par surdose d’un patient

Le président américain, dans une série de tweets samedi matin, avait vanté un binôme médicamenteux encore à l’essai comme traitement pour COVID-19. La chloroquine ou encore son proche parent, l’hydroxychloroquine, l’un des médicaments du binôme auraient montré des signes encourageants dans de petits tests précoces contre le coronavirus. Mais les médicaments avaient des effets secondaires majeurs. Et ce lundi, Banner Health, une ONG de santé annonçait qu’un homme serait décédé en Arizona des suites de l’ingestion de phosphate de chloroquine.

Trump vante la Chloroquine

« HYDROXYCHLOROQUINE ET
AZITHROMYCINE, pris ensemble, ont une réelle chance d’être l’un des plus grandes
réussites de l’histoire de la médecine. Puissent-ils être mis en service immédiatement.
Les gens meurent, faites diligence et que dieu bénisse tout le monde!
 »
avait publié en l’occurrence le Président Trump.

Mais l’étude citée par Trump était extrêmement limitée et les résultats préliminaires. En outre,  dans son tweet, le président Trump avait déclaré au public que ces molécules avaient été approuvées par la Food and Drug Administration des États-Unis pour traiter le coronavirus. Mais selon le commissaire de la FDA, Stephen Hahn, l’agence serait toujours en train d’étudier les vastes essais cliniques de la combinaison pour le Covid-19, mais qu’il n’est pas encore approuvé pour cette utilisation. Malheureusement, ces études préliminaires, aidées des commentaires élogieux du président américain auraient suscité un vif intérêt aux USA ; et en Arizona, un homme était décédé après avoir ingéré une pleine cuillère à soupe de Phosphate de Chloroquine.

Une publicité dangereuse

L’homme décédé avait eu moins de
chance que son épouse, qui elle avait réussi à être sauvée. Selon la femme,
elle et son mari auraient été encouragés à se prémunir de la pandémie en
prenant de la Chloroquine en entendant le président Trump vanté les mérites du médicament. Le couple, dans la
soixantaine et potentiellement à risque plus élevé de complications du virus,
avait donc décidé de mélanger une petite quantité de la substance avec un
liquide et de la boire comme un moyen de prévenir le coronavirus.

Une substance médicamenteuse qu’ils
s’étaient administrés en automédication, à raison d’une pleine « cuillère
à café
 » chacun. Seulement, L’ingrédient toxique qu’ils avaient
ingurgité n’était pas la forme médicamenteuse de la chloroquine, utilisée pour
traiter le paludisme chez l’homme, mais plutôt un ingrédient inscrit sur un
traitement parasitaire pour les poissons.

La Nouvelle Tribune

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