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CINÉMA : KOUMI PARI RÉUSSI.

Ils étaient nombreux (une cinquantaine environ), les Centrafricains de l’hexagone et amis du Centrafrique à braver la pluie et le froid d’automne, pour assister en la salle du cinéma Lincoln à Paris Champs Elysées, à l’avant-première de la projection du film Talitha Koumi de Sylviane Gboulou sous le label La Vallée des Aigles ; une jeune centrafricaine qui a su, avec la passion du 7ème art qui est la sienne, rehausser le cinéma centrafricain, au-delà des frontières à l’instar de ses compatriotes Habi Touré, Prudence Maidou, Pascale Gaby Serra, Ida Mabaya…Longtemps avant eux, Didier Ouénagaré avec l’adaptation du film, Le Silence de la forêt, du roman d’Etienne Goyemide. Signalons qu’elle a déjà à son actif cinq films dont Sophie la Banguissoise.
En tout cas, la joie était à son comble ce samedi 24 novembre 2019 pour cette présentation cinématographique. Et pour cause, le maître de cérémonie, Patrick Mbaye, toujours égal à lui-même, a su mettre une touche particulière à l’événement grâce à son savoir faire et son sens de professionnalisme aigu. Et puis, une présence très remarquée dans la salle, celle de l’ancien ministre de l’Education nationale, Gisèle Bedan, à ses côtés l’ex-Directrice générale de la télévision centrafricaine (TVCA), Lydie Koumat-Gueret Nzengou, deux braves dames qui ont toujours su contribuer à la défense et à la promotion de la culture centrafricaine dans toute sa diversité.

L’occasion pour elles d’apporter leur soutien indéfectible et mérité ainsi que leurs encouragements à la jeune cinéaste Sylviane Gboulou pour son œuvre combien noble quant à l’édification de la culture centrafricaine du 21ème siècle.
A noter aussi la présence d’un ancien membre de l’Ambassade de France à Bangui, aujourd’hui fonctionnaire à la Mairie de Paris, Eric Force qui a tenu à honorer de sa présence l’événement de même que celle d’Eric Damango du Collectif des Bâtisseurs pour la réhabilitation du marché de Sica 2. Celui-ci a fait le déplacement pour la circonstance.
Prenant la parole à cette occasion, Sylviane Gboulou visiblement émue et radieuse dans son bel ensemble couleur violette, et coiffée d’un chapeau assorti, a remercié avec des mots simples, le public pour sa disponibilité à cette grande première qui, a t-elle dit, entre dans la ligne droite de la série télévisée de Talitha Koumi, un nom inspiré des passages bibliques qui signifie « Fille lève toi » ; elle même jouant le rôle de Talitha aux côtés d’un ange gardien chargé de soulager les âmes affligées dans les moments de détresse.

Un film qui concilie fiction et réalité sur des faits vécus où le volet spirituel trouve toute sa dimension. En fait, le premier feuilleton de cette série télévisée rend hommage aux 170 victimes de 18 nationalités de l’attentat contre le vol DC-10 d’UTA survenu le 19 septembre 1989 au dessus du Niger, lequel est tiré du livre de Félix Yepassis-Zembrou, Il était une fois ma vie. Une tragédie au cours de laquelle l’auteur a perdu sa femme et deux enfants.
Puis en toute humilité, la réalisatrice a évoqué les difficultés financières du tournage avec les moyens de bord : une caméra avec néanmoins l’apport non négligeable d’une équipe dynamique, dévouée et consciencieuse. Au final, un résultat époustouflant au point que certains dans la salle se sont laissés aller aux larmes tant l’émotion était grande.


A l’issue de la projection, il y eut la présentation de l’équipe du tournage (acteurs, techniciens…) dont la plupart sont des profanes bourrés de talent, suivi d’un débat et d’une collation.
D’autres projections auront lieu dans différents endroits en France, en Europe ainsi qu’en Centrafrique et dans un proche avenir Outre-Atlantique. En attendant, nous adressons toutes nos chaleureuses félicitations à Sylviane Gboulou et à toute l’équipe de Talitha Koumi pour que vive le cinéma centrafricain.


Ps. (Merci à Claire Jeannette Mayanga, Saint-John N’guessan, Gilbert Fio-Ngaindiro, Boris Yepassis-Zembrou et sa compagne Yolande, la famille José Kappe- Sopio ainsi qu’à beaucoup d’autres anonymes qui ont fait le déplacement pour ce rendez-vous cinématographique de fin d’année. Un satisfecit à Rodrigue Joseph Prudence Mayte qui, à travers sa rubrique périodique Kerembesse a su sensibiliser l’opinion publique sur le bien-fondé de cette projection. Enfin, toutes nos pensées aux 170 victimes du vol UT-772 BZV-NDJ-PAR le 19 septembre 1989). FYZ

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