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[Classement] Les 100 Africains les plus influents : de 26 à 50

Dirigeants de grandes entreprises, sportifs, artistes en vue, scientifiques ou politiques : qui sont les 100 personnalités africaines incontournables en cette année 2020 ? Jeune Afrique dévoile le deuxième quart de son palmarès (de la 26e à la 50e place).

Dans ce segment du classement se croisent quelques grands noms dont l’actualité en 2020 a été un peu moins riche qu’elle ne l’avait été en 2019. C’est notamment le cas du Dr Denis Mukwege : prix Nobel de la paix fin 2018, le médecin congolais occupait la première place de notre classement l’an dernier et ne pouvait, logiquement, que reculer en 2020.

À l’inverse, de nouveaux visages se classent immédiatement à des places honorables. C’est notamment le cas d’Antoinette Sayeh, propulsée il y a peu au poste du numéro 2 du FMI ; de John Nkengasong, le patron d’Africa CDC, qui pilote la riposte de l’Union africaine au Covid-19 ; mais aussi de la première Miss Univers noire, la Sud-Africaine Zozibini Tunsi…

50 – Masai Ujiri (Nigeria)

Masai Ujiri, à Toronto, en 2013

Masai Ujiri, à Toronto, en 2013 © Steve Russell/Toronto Star via Getty Images

Ce Nigérian de tout juste 50 ans dirige l’équipe des Raptors de Toronto, qui a remporté en 2019 le premier titre de NBA de son histoire. Fondateur du programme de formation Giants of Africa, destiné au Ghana, au Nigeria, au Kenya et au Rwanda, le manager continue de promouvoir les talents africains.

Une politique qu’il applique à son propre club, où évoluent notamment l’Hispano-Congolais Serge Ibaka et le Camerounais Pascal Siakam. Masai Ujiri est par ailleurs très impliqué dans la lutte contre le racisme et pour la représentation des Noirs dans le monde du basket. Il n’hésite pas à pointer du doigt le manque de diversité dans les postes de haut niveau au sein de la NBA.

49 – Baba Ahmadou Danpullo (Cameroun)

De l’agriculture aux télécommunications en passant par l’élevage, l’immobilier ou encore la finance, la plus grosse fortune d’Afrique francophone (920 millions de dollars en 2019, selon Forbes) est aujourd’hui à la tête d’un empire qui ne cesse d’étendre ses tentacules.

Son nouveau terrain d’action : la finance mobile. En juin, les médias locaux ont annoncé la création de la société Best Pay. Cette start-up dotée d’un capital de 500 millions de francs CFA (762 000 euros) entend fournir des services de paiement électronique.

Alors qu’il est en conflit avec ses partenaires vietnamiens pour le contrôle de Nexttel, troisième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun, l’homme d’affaires a fait une entorse à sa discrétion habituelle. Pour tenter de faire pencher en sa faveur l’arbitrage engagé par les autorités camerounaises, Baba Danpullo n’a pas hésité à plaider sa cause dans les médias. En attendant, la crise qui secoue Nexttel se répercute à l’intérieur de l’entreprise, où des grèves à répétition perturbent son bon fonctionnement.

48 – Patrice Motsepe (Afrique du Sud)

Le milliardaire Patrice Motsepe aux États-Unis, en 2015.

Le milliardaire Patrice Motsepe aux États-Unis, en 2015. © © Prensa Internacional/ZUMA/REA

Premier associé noir d’un cabinet d’avocats sud-africain, premier milliardaire noir du pays, beau-frère du président Cyril Ramaphosa, Patrice Motsepe a fait fortune dans le secteur minier. Né à Soweto en 1962, il a effectué une partie de ses études aux États-Unis, avant de revenir dans son pays et de militer à l’ANC.

Très sensible au sort des populations noires d’Afrique du Sud, il s’engage en leur faveur et effectue de nombreux dons, soit directement soit via la Motsepe Foundation, qui est particulièrement active dans les domaines de la santé et de l’éducation.

En janvier 2020, c’est le faux pas. Lors d’un dîner organisé au Forum économique mondial de Davos, il lance au président américain Donald Trump : « L’Afrique aime l’Amérique. L’Afrique vous aime. » Rapidement relayée sur les réseaux sociaux, la déclaration vaut à Patrice Motsepe un flot d’injures et d’attaques.

Le milliardaire rectifie rapidement le tir, explique que son but était simplement d’encourager le dialogue entre l’administration américaine et les entrepreneurs africains, avant de reconnaître qu’il n’avait pas à s’exprimer au nom de qui que ce soit. Malgré ces excuses, la petite phrase continue de lui coller à la peau.

J A

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