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Communales 2020: Un autre parti se retire de la course

Le bureau politique du parti Grande solidarité républicaine (GSR) a décidé, à l’issue ce mardi 10 mars 2020, du retrait du parti du processus électoral en cours. C’est acté. Le parti Grande solidarité républicaine (GSR) ne sera aux élections municipales et communales du 17 mai 2020. Après le parti Restaurer l’Espoir (RE) et le Parti flamme renouvelée (PFR), c’est le tour du parti GSR d’annoncer on retrait de la course.

Selon un communiqué en date de ce mardi 10 mars 2020, le bureau politique du parti a indiqué les éléments qui motivent le retrait du parti. D’après ledit communiqué, le parti s’est réuni en session extraordinaire le samedi 15 février 2020 à l’effet de l’évaluation à mi-parcours des préparatifs liés à la participation du parti aux municipales et communales de mai 2020.

Le bureau a relevé, dans la loi N°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en vigueur, «une innovation majeure, celle liée à l’extension du champ de la compétition à toutes les communes du Bénin et cela, à moins de quatre mois de la date de clôture des dépôts de candidature fixée au 11 mars 2020 par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) ».

Deux contraintes majeures

Cette loi engendre deux contraintes. La première est liée aux ressources humaines. A ce niveau, la loi exige que chaque parti dispose, en moins de quatre mois, de 3630 personnes au titre des candidats. Or, la charte des partis politiques en vigueur «n’impose que quinze (15) personnes par communes à ceux-ci soit 1155 au plan national au 17 mars 2019 ». Alors, le parti fait retenir qu’au «lieu d’améliorer les textes dans le sens d’une élection inclusive, les choses ont été plus compliquées pour les partis ». Le bureau politique se demande si raisonnablement, un parti peut passer, en moins d’un an (17 mars 2019 – 11 mars 2020) de 1155 à 3630 militants.

La deuxième contrainte est financière. La loi fait obligation à chaque parti politique, tout en faisant face à ses charges de fonctionnement et d’équipement (quoiqu’il ne bénéficie de financement public) doit apporter une caution de 18 150 000 FCFA à ses candidats à la date de clôture des candidatures. Et les candidats, quant à eux, doivent payer chacun une somme de cinq mille (5 000) FCFA pour avoir leur situation fiscale en dehors de l’ordinaire (7 000 à 8 500 CFA) au titre de l’attestation et du certificat de résidence, de l’acte de naissance, du certificat de nationalité, du casier judiciaire et de la déclaration sur l’honneur.

Et donc, le parti GSR pense que «le législatif et l’exécutif aux commandes du pays ont eu l’avantage de rendre les municipales et communales difficiles d’accès aux partis politiques, décourageant, par conséquent, tous les militants et ouvrant ainsi la voie à leur débauchage par certains privilégiés contre la promesse de gratuité de pièces administratives assortie d’une somme de dix mille (10.000) francs CFA ». Par ailleurs, le bureau politique du parti indexe l’alinéa 2 de l’article 12 du code électoral qui stipule que «nul ne peut voter s’il ne déteint une pièce d’identification ».

Or, l’exécutif «vient d’élargir l’assiette des pièces d’identification des votants (carte Lepi, carte d’identité nationale, carte ravip, permis de conduire, carte biométrique de la CEDEAO, passeport, carte professionnelle d’identification, livret de pension) alors que la seule pièce d’identification retenue par la loi relative à la LEPI est la carte LEPI ». Ce faisant, «la transparence, la sincérité et la fiabilité du vote consigné à l’article 1er du code électoral en vigueur sont compromises ».

La Nouvelle Tribune

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