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Coronavirus au Sénégal: le cri d’alerte des artistes

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                Six mois après l’apparition de la pandémie de coronavirus dans le pays, ils dénoncent « la lente agonie » du monde des arts. Plus de concert depuis la mi-mars, les salles de spectacle sont fermées. Réunis au sein d’un collectif, les professionnels du secteur ont lancé une pétition, et adressé une lettre ouverte au chef de l’État pour alerter sur leur situation.
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                                    <p><em>Avec notre correspondante à Dakar,</em> <strong>Charlotte Idrac</strong>

« Kuy woddoo làmiñ, bu noppee rafle » « Pour celui qui se nourrit de la parole, le silence est une misère. » Ces mots du chanteur Ismaël Lô résument bien le désespoir des artistes, selon Daniel Gomes. Le président de l’Association des métiers de la musique au Sénégal, en pleine réunion de travail avec les membres du collectif : « C’est notre vie, la scène… Plutôt que de rester là, à être dans le paperasse, on aimerait être là plutôt que devant les instruments. »

Mais la reprise n’est pas pour tout de suite. La fermeture des lieux de spectacle a été prolongée jusqu’à novembre. Incompréhensible pour les acteurs de la musique : « La manière dont on a trouvé les solutions pour faire travailler les transports, pour faire travailler les marchés, pour faire la rentrée universitaire. Donc dans les mêmes conditions, nous demandons à ce que les salles soient réouvertes », lance Daniel Gomes.

« Nous pouvons respecter les mesures barrières. Nous exigeons du travail »

Le gouvernement a accordé une aide globale de 3 milliards de francs CFA pour tout le secteur de la culture, environ 4 millions et demi d’euros. D’après les calculs du collectif, cela représente 1 059 francs CFA, soit 1,60 euro par jour et par travailleur du spectacle vivant.

La situation est intenable, selon la manager Aminata Diallo : « Maintenant, on voit des instrumentistes vendre leurs instruments. Mais est-ce qu’un chanteur peut vendre sa voix ? Non. Est-ce qu’un manager peut vendre sa voix ? Non. C’est la galère, c’est la dèche totale. Nous pouvons respecter les mesures barrières. Nous exigeons du travail. »

Le collectif en appelle donc au chef de l’État, en tant que premier protecteur des Arts et des Lettres.

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RFI

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