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Côte d’Ivoire: il faut «arrêter de faire peur aux Ivoiriens», fustige Alassane Ouattara

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                Après la visite de la région du Morounou au début du mois, le président ivoirien a passé quatre jours dans la région de la Marahoué. Au terme de cette nouvelle « visite d'État », devant les notables et les habitants de Bouaflé, dans le centre du pays, Alassane Ouatarra s’est adressé à ses adversaires politiques. 
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                                    <p><em>Avec notre correspondant à Abidjan, </em><strong>François Hume-Ferkatadji</strong>

« Le droit a été dit et le jeu démocratique est maintenant ouvert », a assuré le président ivoirien à Bouaflé.

Loin de répondre aux demandes de l’opposition qui réclame notamment les dissolutions de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel, Alassane Ouattara a fustigé ses adversaires. Il les accuse d’instrumentaliser les jeunes « au lieu de leur trouver des emplois ». Il dénonce des tentatives de perturbations du processus électoral. « Il faut arrêter de faire peur aux Ivoiriens. Je sais que les appels à la désobéissance civile n’iront nulle part » a commenté le chef de l’État, en référence à l’appel à la mobilisation lancé une semaine plus tôt par le « front uni » de l’opposition.

L’opposition clouée au pilori

La visite présidentielle a pris des allures de meetings lorsque que le Premier ministre est monté à la tribune. Hamed Bakayoko a longuement défendu le bilan des dix dernières années et a vilipendé les opposants. « Inconscients », « ils incitent à la violence, ils incitent à la rébellion » a-t-il dénoncé. « S’il y a des destructions de biens publics ou privés, le soir on sera à votre maison pour vous apporter la note », a prévenu le Premier ministre.

Au cours des derniers mois, Alassane Ouattara a multiplié ces visites en région, où il a enchaîné les inaugurations de routes ou l’électrification de villages. Depuis quelques semaines, l’opposition accuse la présidence d’user des moyens de l’État pour faire campagne en vue de l’élection présidentielle.

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RFI

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