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Cultes religieux au Brésil : La justice tient tête à Bolsonaro

Le président brésilien Jair Bolsonaro, vient d’essuyer un camouflet face à la justice de son pays. En effet le chef de l’Etat avait exclu par décret les temples religieux, les églises et les bureaux  de loteries, des dispositions de confinement pour freiner la propagation du coronavirus (covid-19) dans le pays. Ce texte présidentiel avait été publié le jeudi 26 mars 2020, dans le journal officiel et incluait « les activités religieuses quelle qu’en soient la nature » dans la liste des services considérés comme essentiels, de la même manière que les supermarchés ou les pharmacies. Cependant, le décret du numéro un brésilien a été annulé hier vendredi 27 mars 2020, en première instance.

Une décision qui peut être contestée

La décision a été rendue par le juge Marcio Santoro Rocha, du tribunal du Duque de Caxias dans l’Etat du Rio de Janeiro. « L’accès aux églises, aux temples religieux et aux loteries encouragent les attroupements et la circulation des personnes » a-t-il fait valoir. Cette décision judiciaire est par ailleurs applicable sur toute l’étendue du territoire brésilien, mais peut être contestée en faisant appel. Notons que Jair Bolsonaro avait pu accéder à la magistrature suprême du Brésil, en comptant sur le soutien important des Eglises évangéliques.

« Ne vous inquiétez pas à cause du coronavirus »

Depuis l’apparition du coronavirus, certaines Eglises avaient opté, il y a plusieurs semaines, pour l’organisation des messes à distance retransmises sur les réseaux sociaux, en vue d’empêcher tout rassemblement. D’autres par contre se sont opposées à toute fermeture des lieux de cultes. C’est le cas du pasteur Silas Malafaia, qui avait pris les mesures de confinement pour une « tactique de satan ». « Mes amis, ne vous inquiétez pas à cause du coronavirus. C’est une tactique de Satan, il s’alimente de la peur » avait-il déclaré la semaine dernière. Cependant il est revenu sur sa décision, en mettant fin à toute célébration, jusqu’à nouvel ordre à cause des limitations sur les transports, entre autre.

La nouvelle tribune

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