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En pleine pandémie, le président égyptien al-Sissi étend (encore) ses pouvoirs

Le président égyptien al-Sissi portant un masque lors de la visite de la base militaire de Huckstep, le 7 avril 2020.

Le président égyptien al-Sissi portant un masque lors de la visite de la base militaire de Huckstep, le 7 avril 2020. © AFP

Avec une loi obligeant les militaires à solliciter l’aval du conseil militaire qu’il dirige pour entrer en politique, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi étend ses pouvoirs, déjà renforcés par des amendements justifiés par la pandémie de coronavirus.

« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » Abdel Fattah al-Sissi semble avoir fait sienne la maxime de Karl Marx. L’ancien maréchal, élu président de l’Égypte en 2014 puis en 2018, vient de drastiquement limiter la possibilité donnée aux militaires de se présenter à des élections.

Jusque là, les membres de l’armée étaient autorisés à mener une carrière politique à condition d’abandonner leur métier ou d’être déjà à la retraite. Les militaires en exercice, eux, étaient officiellement tenus au devoir de réserve et interdits d’avoir une quelconque activité politique.

L’adoption d’une nouvelle loi le 6 juillet les contraint désormais à obtenir préalablement « l’accord du Conseil suprême des Forces armées (CSFA) » – une entité puissante au sommet de l’armée, dirigée par al-Sissi depuis 2014 – avant de concourir à une élection. Une façon pour le chef de l’État égyptien de s’assurer de n’avoir aucun compétiteur issu du sérail militaire pour la prochaine présidentielle.

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Jeune Afrique

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