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Erdogan prévient : des millions de migrants iront en Europe

Samedi, des policiers à la frontière grecque avec la Turquie, avaient été confrontés à une phase potentiellement volatile de la crise migratoire. Des officiers de police anti-émeute avec des matraques, des boucliers et des masques avaient eu maille à partir avec de nombreux migrants en provenance de la Turquie. D’abord 4 000, ensuite 13 000 dans la fin de la journée de dimanche ; les réfugiés de diverses nationalités auraient, selon les derniers chiffres, atteint le nombre de 18 000 aux portes grecques, attendant d’avoir accès à la Grèce et partant à l’Europe. Selon Ankara, l’«exode » ne faisait que commencer.

Erdogan veut forcer la main à L’UE

Le président turc Erdogan semblait, selon les observateurs, avoir entamé avec l’Union Européenne et la Russie une partie d’échec dont l’issue devrait au moins être le retour au ‘’statu quo ante bellum’’ dans la zone de désescalade à Idlib. Après l’échec des nombreux pourparlers avec Moscou, et l’envenimement de la situation à IdlebAnkara se retrouvait à avoir à juguler l’offensive des forces syriennes et la multitude de déplacés que les combats engendraient.

Or la Turquie avait déjà sur son sol, plus de trois millions de réfugiés et les combats à Idlib en avait envoyé des milliers d’autres à sa frontière. Une situation, que justement les accords de Sotchi devaient permettre d’éviter. Mais Erdogan avait du mal à faire entendre raison à Poutine, et Bachar El-Assad fort du soutien de Moscou, poursuivait allègrement ses frappes contre les forces pro-turcs et les positions de la Turquie dans la région.

Plusieurs dizaines de soldats turcs avaient au cours de ses offensives déjà perdu la vie. Du coup, le président Erdogan las de réitérer ses appels à la communauté internationale pour une implication plus active dans la crise à Idlib, avait choisi de « provoquer le soutien de l’Union Européenne » en ouvrant grand ses frontières européennes aux réfugiés.

Vendredi dernier, en même temps qu’il ouvrait ses frontières, le président turc appelait à un sommet multipartite avec, la Russie, de la France et l’Allemagne pour le 5 mars prochain afin de discuter de l’escalade de la violence à Idlib. Une rencontre que Moscou n’avait pas encore confirmée, préférant elle une rencontre tripartite avec l’Iran.

Mais vu les récents événements à la frontières grecque, Paris et Berlin pourraient bien se voir dans l’obligation de répondre à l’invitation turque. Surtout qu’Erdogan, maintenant la pression sur l’Europe, prévenait, que ce n’était pas quelques milliers de réfugiés qu’il conduirait aux portes européennes, mais des « millions ».

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