Close

Ethiopie: l’élection contestée dans l’État régional du Tigré s’est déroulée sans incident

Publié le :

                Les autorités régionales, en conflit ouvert avec le Premier ministre Abiy Ahmed et son gouvernement, avaient décidé d'organiser l'élection de ses 190 députés malgré le report officiel de l'élection au niveau national pour cause de Covid-19.
            </p><div readability="66.875">

                                    <p>Le gouvernement du Tigré s'est voulu exemplaire, <strong>comme pour faire mentir ses adversaires à Addis-Abeba</strong>. Tôt mercredi matin avant l'ouverture des 2 600 bureaux de vote, des bénévoles ont marqué le sol pour baliser la distanciation physique des citoyens. Du gel hydroalcoolique était disponible et tous les agents électoraux étaient masqués.

Et de fait, ce sont de longues files d’électeurs disciplinés qui se sont pressés vers les isoloirs toute la journée, selon des journalistes sur place. Le scrutin s’est déroulé dans le calme. La température de chacun était prise avant d’entrer dans le bureau de vote.

Cela dit, tous les partis actifs dans le Tigré ne participaient pas. C’est d’ailleurs l’un des arguments du parti du Premier ministre, qui boycottait le scrutin, pour le dénoncer. Il estime qu’il était non seulement « inconstitutionnel » et « nul et non avenu », mais aussi que les libertés politiques n’étaient pas garanties.

Les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours. Le parti au pouvoir dans la région, le TPLF, part favori. Il était au pouvoir en Ethiopie jusqu’à l’élection du Premier ministre oromo Abiy Ahmed en 2018. Deux partis nationalistes, favorables à l’indépendance, pourraient faire leur entrée au parlement régional.

Du côté des autorités fédérales à Addis-Abeba, pas de nouveau commentaire. Le Premier ministre a simplement réuni le Conseil de sécurité nationale, sans mentionner explicitement la désobéissance du Tigré. La veille, Abiy Ahmed avait comparé le scrutin à la « baraque illégale d’un bidonville », pour laquelle tôt ou tard les autorités finiront par demander des comptes.

            </div>

RFI

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top