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galerie Une première victoire pour les droits de l’enfant en Centrafrique

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a signé le jour 15 juin 2020, au palais de la Renaissance, le code de la protection de l’enfant en République Centrafricaine.

La promulgation du code de l’enfant par le président de la République centrafricaine, le 15 juin 2020, mérite d’être saluée. Ce nouveau code vient compléter très heureusement les dispositions du code de la famille et du code pénal.

C’est une date dont les défenseurs des droits humains se souviendront car c’est le franchissement d’une étape importante dans un pays où les violences ont aggravé la condition des mineurs. Les dispositions interdisant l’enrôlement des très jeunes filles et garçons dans les groupes armés et leur exploitation à des fins sexuelles constituent un progrès.

Autre avancée : le code prévoit une prise en charge spécifique des mineurs dans des lieux qui leur seront dédiés. Il faudra néanmoins que les décrets d’application soient rapidement adoptés et que leur contenu réponde aux attentes des associations de protection de l’enfance et de l’Unicef très actives sur le terrain.

Selon l’institution onusienne, en Centrafrique 57 % des enfants sont contraints de travailler. Du fait des violences perpétrées par les milices depuis 2013, le nombre d’orphelins, d’enfants des rues abandonnés à leur propre sort a considérablement augmenté.

Les groupes armés n’hésitent pas à s’en servir comme boucliers humains, combattants ou esclaves chargés des besognes les plus avilissantes, et à en abuser sexuellement.

Les enfants des rues, les « godobés » livrés à eux-mêmes, victimes de la pauvreté, de la pandémie de VIH, des milices, ont été longtemps considérés par la population comme des délinquants. Dans les prisons centrafricaines, ils sont souvent mêlés aux adultes.

Le nouveau code de l’enfant, le premier en Centrafrique, range les enfants des rues, les enfants combattants dans le camp des victimes et décriminalise les actes qu’ils peuvent avoir commis.

C’est une première victoire pour les droits de l’enfant en Centrafrique, mais il faut souhaiter que les autorités centrafricaines ne s’arrêteront pas en si bon chemin.

LA CROIX

Afrique News info

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