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Internet perturbé en Algérie pour les épreuves du baccalauréat

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                Le baccalauréat a commencé ce dimanche 13 septembre en Algérie. Plus de 600 000 candidats planchent actuellement sur les épreuves qui devaient avoir lieu en juin, mais qui ont été reportées en raison du coronavirus. Et pendant cette période, l’accès à Internet est perturbé et les réseaux sociaux coupés, pour éviter la fraude.
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                                    <p><strong>L’accès à Internet est difficile</strong>, pendant la durée des épreuves, parfois même un peu au-delà, comme c’est le cas depuis plusieurs années pendant les examens du baccalauréat. L’objectif des autorités algériennes est d’éviter la triche. Le Code pénal, amendé en avril dernier, prévoit d’ailleurs de un à 15 ans de prison pour toute personne impliquée dans une fraude aux examens.

Le ministère algérien de la Justice affirme que les premières peines d’emprisonnement pour des fuites de sujets sur Internet ou de corrigés ont été prononcées à la suite du brevet qui s’est déroulé il y a une semaine. Le site algérien d’informations TSA s’interroge tout de même : n’y a–t-il pas d’autres solutions que ces perturbations de l’accès à Internet ?

Ihsan el-Kadi, le directeur du média en ligne Maghreb Émergent, avoue avoir dû revoir son organisation pour pouvoir mettre ses publications en ligne avant ou après les horaires des épreuves du baccalauréat. Mais au-delà de son propre cas, il regrette cette pratique qui frappe toute l’économie algérienne et le fonctionnement de ses entreprises. Un sujet d’autant plus sensible en cette période économique difficile, en raison de la pandémie de coronavirus. Pour retrouver leur accès à Internet, les Algériens vont devoir patienter encore quelques jours puisque les épreuves du bac se terminent jeudi 17 septembre.

Joint par RFI, Qemal Affagnon, responsable d’Internet sans frontières pour l’Afrique de l’Ouest, considère que les autorités algériennes devraient s’interroger sur l’efficacité et les conséquences de ces mesures qu’elles appliquent depuis plusieurs années.

On observe que le pays s’attelle à couper l’accès à la toile et aux réseaux sociaux, chaque année, à l’approche du baccalauréat. Or, avec le développement que connait Internet mobile, les coupures d’internet apparaissent aujourd’hui comme des violations flagrantes justement des droits des internautes. […] L’Algérie est le pays africain qui a connu, l’an dernier, le plus grand nombre de coupures Internet. Le pays totalise six coupures pour le compte de l’année écoulée et donc se retrouve en tête des pays qui violent le droit des internautes sur le continent africain.

Qemal Affagnon, responsable d’Internet sans frontières pour l’Afrique de l’Ouest

► À lire aussi : Algérie: en 2019, les blocages d’internet ont coûté très cher à l’économie

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RFI

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