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La chaîne TV française M6 interdite de tournage en Algérie

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                Le ministère algérien de la Communication a décidé de « ne plus autoriser » la chaîne de télévision privée française M6 à opérer en Algérie, au lendemain de la diffusion d'un documentaire sur le Hirak, mouvement de protestation populaire dans ce pays.   
            </p><div readability="83.441676551997">

                                    <p>Dans un communiqué publié lundi 21 septembre au soir, le ministère de la Communication accuse ce documentaire, intitulé <em>L'Algérie, le pays de toutes les révoltes</em>, de « <em>porter un regard biaisé sur le Hirak</em> », et d'avoir été réalisé par une équipe munie d'une « <em>fausse autorisation de tournage</em> ».  

Depuis février 2019, la population organise chaque vendredi des marches pacifiques pour demander un changement de régime, la fin de la corruption et des évolutions sociétales. Ces marches ne sont plus autorisées depuis le début de la crise sanitaire en mars dernier. Ce n’est pas la première fois qu’une polémique éclate après la diffusion d’un reportage sur l’Algérie.

► À regarder aussi : Le Hirak en Algérie, les femmes et des images, rfi, 17/3/2020

Présenté dimanche soir sur la chaîne de télévision française M6 dans le cadre de l’émission Enquête Exclusive, ce reportage de 75 minutes, filmé par moments en mode « caméra cachée », expose des témoignages de trois jeunes Algériens sur l’avenir de leur pays. Le reportage fait le portrait d’une jeunesse qui rêve de mettre fin à un système politique à bout de souffle et qui voudrait soulever le couvercle de plomb qui pèse sur une société encore très traditionnelle.

Parmi les portraits vus dans ce reportage celui de Noor, une des influenceuses les plus en vogue en Algérie, jeune femme d’affaire, mariée et mère de famille, qui poste chaque jour des vidéos pour réussir son maquillage, des tutos pour bien nouer son voile, mais ne peut guère se déplacer seule. Sur les réseaux sociaux, la youtubeuse a dit regretté avoir participé au reportage.

Le ministère algérien promet d’engager des poursuites

Selon le communiqué officiel, « une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l’aide d’un “fixeur algérien”, munis d’une fausse autorisation de tournage ».

Le ministère promet d’engager des poursuites et dénonce une volonté de ternir l’image de l’Algérie. La diffusion en mai dernier par la chaîne publique France 5 d’un autre documentaire sur la jeunesse algérienne et le Hirak, Algérie mon amour, du journaliste et réalisateur Mustapha Kessous, avait déclenché une crise diplomatique entre Alger et Paris.  

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RFI

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