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Le Congo, futur roi du manioc

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                Le Congo-Brazzaville veut voir pousser les champs de manioc. Une cinquantaine de groupements de producteurs de manioc du département de la Bouenza (sud-ouest) bénéficient du projet Promanioc, financé à hauteur de 1,5 million d'euros (près d’un milliard de francs CFA) par l’Union européenne et exécuté par le Programme alimentaire mondial (PAM).
            </p><div readability="86.077948717949">

                                    <p>Assisse au milieu d’une vaste cour du village Ngamba dans le District de Yamba, Georgette Kongo fait partie des animateurs d’un groupement qui utilise des broyeurs pour transformer le manioc en gari en grande quantité.

« Avant on fabriquait le gari manuellement. Désormais nous travaillons avec la machine grâce au projet ; ce qui fait explique le fait que nous (les femmes) travaillons plus que les hommes. Si avant nous fabriquons par exemple deux sages de gari par jour, avec les machines nous sommes plutôt capables de faire 10 à 15 sacs par jour », raconte sourire aux lèvres Mme Kongo.

Grâce au projet Promanioc, 50 groupements de producteurs du manioc de la Bouenza ne connaissent plus le travail manuel. Ils bénéficient des outils modernes tels les broyeurs, râpeurs ou semouleurs qui leur permettent de transformer le manioc en plusieurs dérivés. « Avec le projet Promanioc nous aurons plusieurs dérivés du manioc, notamment la farine, le gari, l’atiéké et l’amidon », selon Solange Ongouli Ngoma, chargée du programme d’appui aux petits producteurs au Programme alimentaire mondial.

Un projet étalé sur deux ans

Essentiellement financé par l’Union européenne pour près d’un milliard de francs CFA, le projet Promanioc qui vient de démarrer sera exécuté pendant deux ans, un temps nécessaire pour mener toutes les activités prévues, analyse Solange Ongouli Ngoma. « Deux ans c’est vraiment le pied à l’étrier et les petits producteurs et leurs partenaires feront vraiment l’essentiel. Il y aura un passage à l’échelle qui sera remarquable d’ici deux ans », estime-t-elle.

Le projet a été initié suite à un constat établi ici par Jean-Martin Bauer, représentant du PAM au Congo. « Chaque année le Congo importe pour plus de 600 milliards de francs CFA d’aliments de l’extérieur alors que c’est un pays qui dispose de terres et d’un climat favorables à l’agriculture. Ce que nous voulons faire avec le projet Promanioc, c’est renforcer la chaîner valeur du manioc et des produits dérivés du manioc, notamment le gari et l’atiéké », explique M. Bauer.

Vers une extension nationale du projet

Le projet vise donc à corriger des insuffisances et la Bouenza a été choisie comme région pilote pour des raisons évidentes. « C’est parce qu’il y a le potentiel et le savoir-faire dans la Bouenza ; elle est au bord du boom du manioc. Sachez que les groupements de fabricants de la Bouenza exportent déjà leur gari jusqu’à Libreville », explique encore Jean-Martin Bauer.

L’Union européenne et le Programme alimentaire mondial envisagent, à l’avenir, d’étendre le projet sur l’ensemble du pays.

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RFI

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