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Le remdésivir, seul antiviral en lice

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) largue de ses grands essais cliniques deux combinaisons médicamenteuses destinées à combattre la COVID-19. Ainsi, un seul antiviral potentiel demeure sous la loupe de l’agence onusienne.

Samedi, l’OMS a annoncé que les patients traités avec la combinaison lopinavir/ritonavir (Kaletra) ne seraient plus considérés dans son étude Solidarity. Ce médicament double, homologué aux États-Unis en 2000 pour traiter les infections au virus de l’immunodéficience humaine (VIH), inhibe une enzyme impliquée dans l’assemblage des virus. Malheureusement, plus de trois mois d’essais cliniques ont conclu à une absence d’efficacité pour diminuer la mortalité après 28 jours. Le même constat vaut pour le lopinavir/ritonavir testé en combinaison avec l’interféron bêta, dont l’OMS interrompt également l’examen.

Le 17 juin, c’était la branche de l’étude Solidarity s’intéressant à l’hydroxychloroquine que l’OMS tronquait. Ne reste donc en lice que le remdésivir, un antiviral développé pour lutter contre l’Ebola et fabriqué par la compagnie pharmaceutique Gilead. Ce médicament n’a pas fait ses preuves en matière de réduction de la mortalité, mais il permettrait de réduire la durée de l’hospitalisation des patients atteints de la COVID-19. C’est d’ailleurs pour cette raison que Washington a acheté l’ensemble des stocks de cette molécule pour les trois prochains mois.

Le devoir

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