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Le Sénégal commémore les 18 ans du drame du Joola

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                Au Sénégal, c'est le 18e anniversaire du naufrage du Joola ce samedi, l’un des plus meurtriers de l’histoire. Le 26 septembre 2002, le ferry qui reliait la Casamance, dans le sud du pays, à Dakar, sombrait au large de la Gambie. Près de 2 000 personnes ont péri, 64 seulement ont survécu.
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                                    <p><em>Avec notre correspondante à Dakar, </em><strong>Charlotte Idrac</strong>

Contexte de pandémie oblige, les commémorations sont marquées par la sobriété ce samedi : pas de grands rassemblements, les associations de victimes appellent à observer une minute de silence, à 12h TU. Mais pour les rescapés et proches des disparus, le combat continue.

Place du souvenir africain, à Dakar. Martine Kourouma vient souvent se recueillir devant l’océan. « Cet endroit avec la vue sur mer, c’est comme si ça me rapprochait des parents qu’on a perdus », témoigne-t-elle. Orpheline du Joola, la presque trentenaire avait 11 ans quand sa mère a disparu dans le naufrage. « C’était un vendredi matin, le téléphone fixe a sonné une fois et n’a pas cessé de sonner de toute la journée. »

Les années passent, mais les doléances des victimes restent les mêmes. Notamment le renflouement du bateau. « C’est pour le deuil, parce que jusqu’à présent nous n’avons pas un endroit pour enterrer nos parents. Si le bateau était sorti depuis longtemps, ça aurait diminué un poids. La deuxième chose, c’est que ça va nous permettre, du côté de la justice, de prouver que le bateau qui devait aller avec deux moteurs était avec un seul moteur », affirme la jeune femme.

Un mémorial à Ziguinchor

Le Joola transportait près de quatre fois plus de passagers que la capacité autorisée. Pour les victimes, le contexte de pandémie de coronavirus fait écho au naufrage. « Par rapport à la situation de la pandémie, tous les gens ne respectent pas forcément les mesures barrières. Dans les transports en commun, ils ont recommencé leur surcharge. Moi, il y a des choses que j’ai tiré du Joola dans mon comportement. Déjà, je n’entre pas dans les bus surchargés, il y a aussi une responsabilité individuelle », explique Martine Kourouma.

Autre revendication des familles des victimes, la construction d’un mémorial à Ziguinchor. Un site a été identifié, mais le dossier n’a pas avancé. En conseil des ministres cette semaine, le président Macky Sall a demandé au gouvernement d’accélérer le processus.

Une cérémonie officielle était prévue avec dépôt de gerbe de fleurs et prières à 10h TU à Ziguinchor en présence notamment  des ministres des Forces armées et de la Communication.

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RFI

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