Close

L’homme d’affaires Pascal Beveraggi voit ses actifs en RDC confisqués par la justice

Publié le :

                Nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire qui oppose l'homme d'affaire français Pascal Beveraggi à l'ancien gouverneur du Katanga et lui-même homme d'affaires, Moïse Katumbi, au sujet de la propriété d'une entrepise de logistique et d'exploitation minière, NBMining Africa, autrefois MCK. Vendredi matin 25 septembre, une trentaine de policiers ont investi les locaux de NBmining Africa pour en expulser les employés et saisir les biens. 
            </p><div readability="60.032241555783">

                                    <p>Saisie des comptes bancaires, saisie d'engins roulants et saisie des locaux, la justice congolaise a tranché dans le vif le litige opposant Pascal Beveraggi et Moïse Katumbi. Le français propriétaire de NB Mining Africa via sa société Octavia s'en est vu brutalement dépossédée au terme d'un blitzkrieg judiciaire entamé en aout dernier par le tribunal de commerce de Kolwezi.

Celui-ci estime en effet que les actifs d’Otavia appartiennent à Astalia, société détenue par l’épouse de Moïse Katumbi. Une décision scandaleuse et parodique selon maitre Edouard Tricaud, l’avocat de Pascal Beveraggi et de sa société Octavia. « C’est une machination, une véritable manipulation judiciaire, ma cliente à aucun moment n’a pu faire valoir ses droits. De sorte que le jugement du tribunal de Kolwezi repose sur les seuls arguments fallacieux qui ont été développés par Astalia. »

Maitre Tricaud déplore aussi que la justice n’ait pas respecté le recours en appel formulé par Pascal Beveraggi. Autant d’arguements que balaient les avocats d’Astalia qui ne souhaitent pas s’exprimer publiquement.

La querelle qui oppose Beveraggi à Katumbi trouve son origine en 2015. Katumbi vend à Necotrans sa société MCK afin de financer sa campagne présidentielle. Par la suite Necotrans fait faillite et la société MCK devenue NB Mining est racheté par Pascal Beveraggi au cours de la liquidation judiciaire.

Une opération qu’a toujours contestée Moise Katumbi qui estime n’avoir pas été payé intégralement et n’avoir pu faire jouer son droit de préemption. Sur fond de turbulences politiques, cette affaire met en péril un fleuron de l’exploitation minière qui emploie près de deux mille personnes en RDC.

            </div>

RFI

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top