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Libye: manifestations à Benghazi contre la corruption et les conditions de vie

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                A Benghazi, des manifestants ont mis le feu au siège du gouvernement parallèle, non reconnu par l'ONU, de l'est du pays. Les dégâts matériels sont importants. Le même jour, à el-Marj, à une centaine de kilomètre de Benghazi, des policiers ont tiré à balles réelles contre des habitants qui ont forcé l'entrée du principal poste de police. Depuis 2014, la Cyrénaïque, la région orientale du pays, est contrôlée par Khalifa Haftar qui a imposé un régime quasi-militaire. Pourtant ces troubles ne sont pas une surprise, étant donné la situation économique et sociale de la région.
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                                    <p><em>Avec notre correspondant à Tunis, </em><strong>Mathieu Galtier</strong>

Les habitants de Cyrénaïque, la région orientale de la Libye, subissent depuis plusieurs mois la crise économique et la crise sanitaire. Mais, quasiment coupée du monde, sans aide internationale ou presque, et vivant dans la peur de se faire arrêter par les hommes de Haftar, la population n’osait pas manifester sa colère. Jusqu’à ces derniers jours.

Les troubles de dimanche sont le point d’orgue d’une colère commencée dans la nuit du 10 au 11 septembre. A Benghazi, des jeunes ont brûlé des pneus sur les routes, dénonçant la corruption du gouvernement local et les conditions de vie.

Les coupures d’électricité peuvent durer 14 à 15 heures par jour. Les générateurs électriques encombrent les trottoirs de la principale ville de la région. Mais le prix du diesel a été multiplié par treize. Quand il est disponible. Le carburant est livré en priorité aux hôpitaux, qui accueillent chaque jour des douzaines de nouveau cas de coronavirus.

Malgré cette mesure, les centres de soin peinent à faire face à la demande. Des médecins dénoncent la corruption des dirigeants qui empêchent le matériel médical et le diesel d’arriver à destination.

Les coupures d’électricité, la défaillance des hôpitaux, la corruption se retrouvent aussi dans l’ouest du pays. Mais, les Libyens de l’est étaient trop effrayés par la répression des maires, généralement des militaires imposés par Khalifa Haftar.

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RFI

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