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L’OMS exhorte les gouvernements à «se réveiller» face à la COVID-19

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté vendredi les pays touchés par le coronavirus à « se réveiller » et à « engager le combat » contre la pandémie de coronavirus qui est toujours en pleine flambée, notamment en Amérique latine et aux États-Unis. « Les chiffres ne mentent pas », insistent ses responsables.

L’OMS avait déjà souligné mercredi que les sept derniers jours avaient été les pires en termes de contaminations (plus de 160 000 cas quotidiens) depuis que l’épidémie de COVID-19 est partie de Chine fin 2019, et que 60 % de tous les cas recensés jusqu’à présent l’avaient été au cours du mois écoulé.

« Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S’il vous plaît, n’ignorez pas ce que vous disent les chiffres », a déclaré lors d’une conférence de presse le responsable des urgences sanitaires à l’OMS, Michael Ryan. Il était interrogé sur la situation au Mexique, mais a précisé que son message s’adressait à de « nombreux pays ».

« Les gens doivent se réveiller », a-t-il poursuivi, soulignant qu’« il n’est jamais trop tard, dans une épidémie, pour prendre le contrôle ».

« Les pays sont face à des choix difficiles », mais « doivent absolument briser les chaînes de transmission », y compris en adoptant des mesures de confinement « s’il n’y a pas d’alternative », a estimé M. Ryan.

La pandémie de COVID-19 continue de ralentir en Europe, mais elle flambe sur le continent américain.

Pour la première fois depuis le déclenchement de l’épidémie en Chine en décembre, l’Amérique latine a dépassé vendredi l’Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux Continent reste la région du monde la plus endeuillée avec près de 200 000 morts devant les États-Unis et le Canada (137 421) et l’Amérique latine (121 662).

Selon un bilan établi par l’AFP vendredi, la pandémie a fait au moins 522 246 morts dans le monde et plus de 10 887 320 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’éclosion. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations puisque les ressources et les méthodes de dépistage sont inégales d’un pays à l’autre.

Examen de la gestion française

En France, des investigations seront menées sur la gestion de la crise par l’ancien premier ministre Édouard Philippe et les anciens ministres de la Santé Olivier Véran et Agnès Buzyn, avec l’ouverture prochaine d’une information judiciaire.

Depuis le début de l’épidémie qui a fait près de 30 000 morts au pays, l’exécutif a fait face à un flot de critiques, notamment sur la pénurie de masques et a été visé par de nombreuses plaintes pour « mise en danger de la vie d’autrui » ou « homicide involontaire ».

90 plaintes avaient ainsi été reçues par la Cour de justice de la République (CJR), compétente pour juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction. Neuf ont été jugées recevables. Elles entraîneront donc l’examen d’une seule accusation : « abstention de combattre un sinistre ».

Cette annonce intervient le jour même de la démission du gouvernement dirigé par Édouard Philippe et dans lequel Olivier Véran occupait le portefeuille de la Santé. Sa prédécesseure à ce poste, Agnès Buzyn, avait quitté le gouvernement mi-février pour briguer, en vain, la mairie de Paris.

Londres assouplit ses règles

Dans un pays voisin de la France, au Royaume-Uni, le ton des autorités était tout autre, vendredi.

Après plusieurs jours de fuites contradictoires entretenant la nervosité des professionnels, Londres a dévoilé le premier assouplissement de la quarantaine de 14 jours imposée le 8 juin, qui visait à éviter une résurgence de cas au moment où le pays se déconfine.

Sur la liste officielle qui comprend plus de 70 pays et territoires, dont les voyageurs seront exemptés de quarantaine dès le 10 juillet, figurent la plupart des pays de l’Union européenne (mais pas le Portugal ou la Suède par exemple), la Corée du Sud, Hong Kong ou l’Australie, ainsi que les 14 territoires britanniques d’outre-mer.

Parmi les grands absents figurent la Chine continentale, la Russie et les États-Unis, lesquels ont enregistré jeudi un record de nouvelles infections.

L’OMS d’abord informée par son propre bureau en Chine

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