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L’opposition ivoirienne par la voix du président Henri Konan Bédié appelle à la « désobéissance civile »

Henri Konan Bédie à la réunion de l’opposition ce dimanche soir : « Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre irréversible : la désobéissance civile! »

Suite à l’appel du président de Générations et Peuples Solidaires , M. Soro Guillaume, l’opposition Ivoirienne s’est réunie ce jour, dimanche 20 septembre 2020 à la maison du à Cocody. Cette rencontre présidée par le président Henri Konan Bédié a été marquée par la présence effective des acteurs majeurs de l’opposition. Comme annoncé par M. Soro Guillaume, il s’est agi pour les leaders de partis et mouvements politiques et des organisations de la société civile de se retrouver pour jeter les bases des prochains défis. Après plusieurs interventions, le président Henri Konan Bédié s’est exprimé pour définir la nouvelle démarche de l’opposition. Lors de cette réunion de l’opposition, Bédié a dénoncé la candidature à un 3e mandat d’Alassane Ouattara et « l’exclusion » de certains candidats dont Laurent Gbagbo et Soro Guillaume Kigbafori. Par conséquent a-t-il lancé un mot d’ordre au nom de toute l’opposition : celui de la désobéissance civile. Il a appelé à la « désobéissance civile » pour faire barrage dit-il à la forfaiture, sans se prononcer clairement sur un éventuel boycott de l’élection.

« Nous sommes ici pour exprimer notre farouche opposition à cette violation de la Constitution », a insisté M. Bédié, sans donner davantage de détails.

L’opposition n’a pas appelé à un boycott du scrutin présidentiel, une hypothèse qui avait été évoquée.

L'opposition ivoirienne par la voix du président Henri Konan Bédié appelle  à la "désobéissance civile" - Opera News

La situation politique est tendue en Côte d’Ivoire à un peu plus d’un mois de la présidentielle. La crainte de violences meurtrières est forte, dix ans après la crise post-électorale née de la présidentielle de 2010 qui avait fait 3.000 morts.

Une quinzaine de personnes sont mortes en août dans des violences survenues dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Ouattara à un troisième mandat et des échauffourées ont eu lieu mardi dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel de la liste des candidats retenus pour le scrutin.

Seules quatre des 44 candidatures déposées ont été retenues par le Conseil: celles du président Ouattara et de trois opposants, dont l’ex-président Bédié (1993-1999).

Elu en 2010, réélu en 2015, M. Ouattara avait annoncé en mars qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d’avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

La loi ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats mais le Conseil constitutionnel a estimé qu’avec la nouvelle Constitution de 2016, le compteur des mandats de M. Ouattara a été remis à zéro, ce que conteste farouchement l’opposition.

Henri Konan Bédié et toute l’opposition demandent :

<<- le rejet de la candidature d’Alassane Ouattara. 

– la dissolution du Conseil Constitutionnel 

– la dissolution de la CEI 

– la libération des prisonniers d’opinions politiques 

– le retour des exilés 

– le barrage à la dictature et à la forfaiture

– les manifestations sur toute l’étendue du territoire>> 

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