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Macron sur la Biélorussie : « Il est clair que Loukachenko doit partir »

Plus de quatre-vingt-dix personnes, pour la plupart des femmes, ont été arrêtées samedi lors de rassemblements de l’opposition dans le pays pour protester contre le régime du président Alexandre Loukachenko, a annoncé une ONG.

Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachneko, « doit partir », affirme le président français, Emmanuel Macron, dans un entretien avec le Journal du dimanche du 27 septembre.

« Ce qui se passe en Biélorussie, c’est une crise de pouvoir, un pouvoir autoritaire qui n’arrive pas à accepter la logique de la démocratie et qui s’accroche par la force. Il est clair que Loukachenko doit partir », déclare M. Macron, cité dimanche par le journal.

Le président français se dit également « impressionné par le courage des manifestants » en Biélorussie. « Ils savent les risques qu’ils prennent en défilant tous les week-ends et, pourtant, ils poursuivent le mouvement pour faire vivre la démocratie dans ce pays qui en est privé depuis si longtemps », ajoute M. Macron, pour qui « les femmes, en particulier, qui défilent tous les samedis, forcent le respect ».

« La Russie a un rôle à jouer »

Plus de quatre-vingt-dix personnes, pour la plupart des femmes, ont été arrêtées samedi lors de rassemblements de l’opposition, a annoncé une ONG.

Concernant le rôle du président russe, Vladimir Poutine, dans la recherche d’une solution à la crise politique après la réélection contestée le 9 août du président Loukachenko, M. Macron juge qu’on est encore loin du compte. « Il se trouve que j’ai parlé à Vladimir Poutine le 14 septembre, le jour où il recevait Loukachenko à Sotchi. Je lui ai dit que la Russie a un rôle à jouer, et ce rôle peut être positif s’il pousse Loukachenko à respecter la vérité des urnes et à libérer les prisonniers politiques. C’était il y a quinze jours, nous n’y sommes pas », déclare ainsi le président français dans le JDD.

Emmanuel Macron effectuera de lundi à mercredi sa première visite en Lituanie et en Lettonie, deux Etats baltes qui espèrent son appui face à la crise politique en Biélorussie et aux pressions russes.

Possible rencontre avec l’opposante

L’Union européenne comme les pays baltes n’ont pas reconnu l’élection de Loukachenko, et la Lituanie a donné refuge à la cheffe de file de l’opposition biélorusse, Svetlana Tsikhanovskaïa.

Emmanuel Macron a dit qu’il n’était « pas exclu » qu’il rencontre à Vilnius l’opposante biélorusse. Svetlana Tsikhanovskaïa a déclaré jeudi au journal Le Figaro qu’elle « attend[ait] beaucoup » du chef de l’Etat français et espère qu’il « s’engage pour nous aider à sortir de l’impasse ».

La France réclame pour la Biélorussie une transition pacifique, avec la fin de la répression puis l’engagement d’un dialogue prenant en compte la volonté de la population, « en évitant le risque d’une plus grande répression, voire une intervention de la Russie », a souligné la présidence française.

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