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Mali: 60 années rythmées par les coups d’État

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                Le 22 septembre 1960, l'indépendance du Mali est proclamée. Le chef du gouvernement de la Fédération du Mali, Modibo Keita, prend la présidence de ce nouveau pays indépendant. Mais huit ans plus tard, il est destitué par le lieutenant Moussa Traoré. Une prise de pouvoir par les militaires, la première d'une longue série.
            </p><div readability="46.732653061224">

                                    <p>Le 19 novembre 1968. Le Mali vit la première arrestation de président de son histoire. Ce jour-là, les militaires emprisonnent <strong>Modibo Keita</strong> et l'envoient à Kidal, à l'extrême nord du pays. Le champs est libre pour le <strong>lieutenant Moussa Traoré</strong> qui sera élu président un an plus tard. La seconde république qu'il fait adopter est largement autoritaire. Une réduction des libertés qui mène le 22 mars 1991 à une manifestation réprimée par les armes. Quatre jours après, un nouveau coup d'État militaire est mené par entre autres le colonel Amadou Toumani Touré.

ATT renversé à son tour

Après un an de transition, il remet finalement le pouvoir à un civil élu en 1992. Alpha Oumar Konaré est à ce jour le seul à avoir terminé son mandat sans avoir été chassé par l’armée. ATT, lui, reviendra sur la scène politique en gagnant l’élection présidentielle en 2002. Ironie du sort, il est destitué par le capitaine Sanogo en 2012 sur fond de crise politique, sociale et sécuritaire. Huit ans plus tard, c’est un 4e putsch qui renverse Ibrahim Boubacar Keita faisant revenir les militaires sur le devant de la scène.

Il y a une crise de confiance entre les élites et le peuple

Boubacar Bocoum, politologue

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RFI

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