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Mali: la majorité présidentielle affiche son soutien au plan de la Cédéao

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Après l’opposition, la majorité présidentielle au grand complet s’est réunie mardi 21 juillet dans la capitale Bamako pour se prononcer sur les résultats de la médiation de la Cédéao. Elle approuve les recommandations de l’institution, contrairement à l’opposition qui a néanmoins appelé à une trêve dans la désobéissance civile.

Avec nos correspondants à Bamako, Serge Daniel et Coralie Pierret

Les partis et groupements politiques de la majorité présidentielle malienne ont voulu dans un premier temps resserrer leurs rangs au moment où on les entend de moins en moins. Ensuite, contrairement à l’opposition malienne qui n’approuve pas le plan de sortie de crise de la médiation de la Cédéao, ils ont voulu manifester leur soutien aux recommandations de l’institution, qui exclut notamment la démission du président malien.

La majorité présidentielle dit vouloir tendre la main à l’opposition et aux autres pour trouver une solution aux problèmes politiques. « Nous lançons un appel à tous les acteurs, au peuple malien, explique Amadou Koïta, ancien ministre, président du parti socialiste Yélékoura, et membre de la majorité présidentielle. Pour qu’on se retrouve autour de la table, qu’on se retrouve pour un accord politique de rassemblement national proposé par le président, qu’on se retrouve pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Un gouvernement qui sera adossé à cet accord, qui aura une feuille de route conforme aux résolutions du dialogue national inclusif. »

Trêve et discussions

Aucun sujet ne sera tabou au cours de ces rencontres, ajoute le représentant de la majorité, qui précise que son camp a applaudi la trêve de la désobéissance civile, décidée par les opposants. Cette dernière est prévue au moins jusqu’à la fête religieuse de Tabaski, le week-end prochain.

Une accalmie semble donc être au programme, même si le M5 continue à exprimer son désaccord avec les propositions de la Cédéao. « La Cédéao se trompe de diagnostic sur la crise malienne », explique Choguel Maiga, le président du comité stratégique du M5. Au-delà des questions constitutionnelles, pour l’heure, la proposition de faire entrer le M5 dans un gouvernement d’union nationale ne semble pas convaincre. « Même si les négociations continuent toujours », avoue un autre leader. Les activités de désobéissance civile, elles, devraient être suspendues.

Côté Cedeao, l’ouverture de nouvelles négociations ne semble pas à l’ordre du jour. « La mission des chefs d’État est la suite de celle menée par Goodluck Jonathan, glisse un diplomate. Les présidents viennent pour entériner et parapher les recommandations de la précédente délégation ».

RFI

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