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Mali : Le chef de file de l’opposition enlevé

Soumaïla Cissé ancien ministre malien des Finances, candidat malheureux aux dernières élections et opposant à l’actuel régime de Ibrahim Boubacar Keïta(IBK), est porté disparu depuis le ce Mercredi 25 Mars. Dans un communiqué publié mercredi, le parti de Cissé, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) avait déclaré que le politicien et son équipe avaient disparu après une sortie de campagne, dans le centre du Mali. Aux dernières nouvelles, le chef de file de l’opposition aurait été enlevé. L’information relayée par plusieurs médias internationaux aurait été confirmée par des proches de l’opposition mais aussi par le gouvernement malien

Des circonstances troubles

La disparition de l’opposant
politique aurait eu lieu dans les environs de la ville de Niafounké, une petite ville malienne, sur le fleuve Niger, située à 250 km au sud-ouest de Tombouctou. Une région, avait reconnu
les autorités menacées par des razzias constantes de factions terroristes
depuis l’insurrection islamiste de 2012 qui a éclaté dans le nord du pays et
qui aurait déjà coûté la vie à des milliers de militaires et de civils. En janvier
encore, selon la presse locale, des individus armés non identifiés ont tenté,
aux petites heures du matin, de prendre le contrôle de la Brigade de
gendarmerie de Niafounké avant d’être
repoussés.

Selon le communiqué du parti, le président de l’URD, Soumaïla Cissé et son équipe étaient attendus pour Mercredi après-midi dans le village voisin de Koumaira, une commune dans le cercle de Niafounké,  mais n’y étaient jamais arrivés. Et les tentatives de joindre l’opposant par téléphone se seraient jusqu’ici soldées par un échec. Une cellule de crise aurait été installée à cet effet au siège d Parti à Bamako. « Le parti est profondément préoccupé par la situation et invite le gouvernement, les forces armées et de sécurité et (l’ONU) à déployer toutes leurs énergies pour les retrouver » avait communiqué en substance Demba Traore, directeur de la cellule de crise.

Une région à haut risque

En 2012, un conflit se déclenchait dans le nord du pays entre le gouvernement de Bamako et des groupes salafistes djihadistes et indépendantistes pro-Azawad. En 2015, un accord était signé en juin entre les différentes parties, mais le Centre du pays avait lui aussi été affecté par la crise sécuritaire. De nombreux représentants de l’ordre du gouvernement central, avait à cause de la crise, déserté leurs fonctions ; laissant les coudées franches à des milices qui désormais désœuvrées ne s’étaient pas faites priées pour continuer à sévir. Depuis les institutions étatiques étaient revenues, mais le gouvernement bis d’IBK, réélu en 2018, contre Cissé, aurait jusqu’à présent du mal à redresser la situation.

La Nouvelle Tribune

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