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Mandela, Harris… Les propos de Donald Trump servent-ils sa campagne?

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                Lors d’un meeting en Caroline du nord mardi soir 8 septembre, Donald Trump s’en est pris à la colistière de Joe Biden, d’origine indienne et jamaïquaine. Une attaque presque coutumière, du moins stratégique pour le candidat à sa succession.
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                                    <p>Lors d'un meeting de campagne à Winston-Salem, en Caroline du Nord, mardi soir, Donald Trump s'en est pris avec virulence à Kamala Harris, colistière de son adversaire démocrate Joe Biden. « <em>Les gens ne l'aiment pas. Personne ne l'aime</em> », a-t-il lancé devant une foule enthousiaste, <strong>insistant de manière moqueuse sur son prénom « <em>Kamala</em> »</strong>. « <em>Elle ne pourrait jamais devenir la première femme présidente. Jamais. Ce serait une insulte envers notre pays</em> », a-t-il ajouté, évoquant celle qui pourrait écrire un nouveau chapitre de l'histoire américaine en devenant la première femme à accéder à la vice-présidence.

Des propos qui interviennent en pleine polémique pour des propos qu’il aurait tenus sur le premier président noir sud-africain, Nelson Mandela, selon le livre à paraître de Michael Cohen, l’ancien avocat de Donald Trump. Des propos injurieux selon l’ANC, le Congrès national africain, parti au pouvoir en Afrique du sud.

Des propos qui sont à la limite du racisme et qui sont dans la droite lignée du discours qu’il tient depuis plusieurs années, analyse Simon Grivet, maître de conférence en histoire et civilisation des États-Unis à l’université de Lille : « Il creuse le sillon qui est le sien depuis 2015. Il a toujours tenu des propos xénophobes, à la frontière de ce qu’on pourrait qualifier de proprement raciste, un peu à l’image de ce que faisait Jean-Marie Le Pen dans les années 1980-1990 en France. C’est une stratégie déterminée et claire pour lui, et il continue car il est persuadé que sa seule issue pour l’emporter en novembre prochain sera de mobiliser les masses populaires blanches, celles qui se sentent assiégées, qui ne votaient plus ou plus beaucoup et à qui il parvient très bien à parler. Car Donald Trump est d’abord et avant tout un personnage de télévision. Il leur donne ce qu’elles attendent : un discours volontiers raciste et absolument pas sensible à la diversité de la population étatsunienne. Quand il prend la parole sur des sujets qui ont l’air banals, comme le fait que les footballeurs s’agenouillent pendant l’hymne national, qui sont des marqueurs culturels, il est immédiatement compris. »

► Relire : À la Une: Donald Trump, «un raciste enragé» (2019)

Alors, la stratégie pourra-t-elle à nouveau fonctionner ? « D’après les sondages – et c’est la grande question que se posent les sondeurs -, a priori ça ne marche pas : il est distancé partout. Mais il y a quand même des gens qui rappellent qu’en 2016, on était à peu près dans le même scénario : tout le monde donnait une chance écrasante à Clinton de gagner et on a vu ces fameux électeurs trumpistes fantômes surgir dans les États-clés. Des personnes blanches, parfois anciennement démocrates, qui ne disaient pas aux sondeurs qu’ils allaient voter Trump, ont bien voté Trump et lui ont permis de gagner les trois États-clés de quelques dizaines de milliers de voix. Donc ça peut fonctionner, même si j’y crois assez peu parce que je pense qu’il y aura une mobilisation en face qui sera bien supérieure. »

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RFI

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