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Maroc : à un an des législatives, la saison des alliances est ouverte

Des manifestants du PJD à Larache, dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Des manifestants du PJD à Larache, dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. © FADEL SENNA/AFP

En vue des élections de 2021, les partis marocains s’entendent au gré de leurs intérêts du moment. Au risque de pactiser avec leurs ennemis politiques.

Prévues en 2021, les élections sont désormais au centre des préoccupations des partis. Le 8 juillet, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a tenu avec les chefs des formations politiques une réunion consacrée au sujet. Une première étape qui « vise à bien préparer l’ensemble des prochaines échéances électorales ».

Les précédents scrutins (en 2016) avaient défrayé la chronique à cause des déclarations sibyllines du tonitruant Abdelilah Benkirane à l’adresse des autorités, qu’il accusait de privilégier son rival Ilyas El Omari. Le vote remporté, l’ancien patron du Parti de la justice et du développement (PJD) avait alors échoué à former une majorité, ce qui avait donné lieu à six mois de négociations et de blocage.

Nouveaux calculs

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Limogé par Mohammed VI en mars 2017, avant d’être éjecté de la direction du parti de la lampe au profit de Saâdeddine El Othmani – qui l’a remplacé également à la tête du gouvernement –, Benkirane ne fait plus partie de l’équation politique. Tout comme son ennemi juré, Ilyas El Omari, ex-patron du Parti Authenticité et Modernité (PAM, première force d’opposition par le nombre de sièges), aujourd’hui loin des radars. À nouvelle donne, nouveaux calculs. Les cartes ayant été rebattues, chaque formation essaie déjà de se trouver  de nouveaux alliés. Quitte à se contredire.

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J A

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