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Naomi Osaka vainqueur de l’US Open: elle s’explique sur ses masques engagés

Après sa victoire finale contre Victoria Azarenka, la tenniswoman japonaise a exposé les raisons qui l’ont poussée à porter des masques portant le nom de victimes de crimes racistes.

TENNIS – Naomi Osaka a finalement pu porter ses sept masques, jusqu’à sa victoire en finale de l’US Open de tennis ce samedi 12 septembre contre Victoria Azarenka.

Les noms de sept victimes noires de crimes racistes et de violences policières ont ainsi pu être vus par le monde entier, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus.

De son boycott retentissant au tournoi de Cincinnati jusqu’à son deuxième triomphe à l’US Open, 17 jours sont passés, révélant en Naomi Osaka une championne retrouvée et mue par sa lutte contre l’injustice raciale, et c’est tout le tennis qui s’est découvert une leader.

Le déclic s’est produit juste le 26 août, après sa victoire en quart de finale du tournoi de Cincinnati, délocalisé à Flushing Meadows. Apprenant que les basketteurs NBA de Milwaukee avaient boycotté leur match de play-offs contre Orlando, pour protester après les tirs policiers contre Jacob Blake, elle décide d’en faire de même pour sa demie.

Porter le combat contre le racisme sur les courts

« En tant que femme noire, j’ai l’impression qu’il y a des questions beaucoup plus importantes qui nécessitent une attention immédiate, plutôt que de me regarder jouer au tennis », argue-t-elle sur Twitter.

Et d’ajouter: « Je ne m’attends pas à ce que quelque chose de radical se produise si je ne joue pas, mais si je peux engager une discussion dans un sport majoritairement blanc, je considère que c’est un pas dans la bonne direction ».

L’action aussi forte qu’inédite, saluée par de nombreux joueuses et joueurs, oblige les organisateurs à se montrer à leur tour solidaires en interrompant le jeu toute une journée.

Le monde connaissait Osaka la joueuse, talentueuse, redoutable, puissante, la femme la mieux payée de l’histoire du sport. Il découvre Naomi l’activiste. Or…

Bénédicte Magnier

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