Close

Ngoné: des bijoux, des cauris et une inspiration entre deux continents

Publié le :

                Attachée à ses racines sénégalaises, la créatrice de Ngoné Paris se réapproprie le cauri, le wax, les tissus africains dans son atelier. Elle s’appuie sur le savoir-faire d’artisans à Paris et au Sénégal pour réaliser des bijoux inspirés par l’Afrique.
            </p><div readability="88.55845151399">

                                    <p>« <em>La création c’est ma vie, c’est un sacerdoce</em> »<em> </em>déclare Ngoné Magin, la créatrice de Ngoné Paris.

« Une marque c’est un style, moi ma marque elle a un ADN. Elle a un ADN parce que cela vient du cœur, cela vient de moi. C’est une inspiration personnelle. J’ai créé avec mon mental, avec mon cœur, ma propre maison. Je veux que ce prénom, Ngoné, voyage parce que c’est un prénom qui porte une charge féministe très importante. Je veux que l’on connaisse cette part de la culture africaine, je veux que les Africains aussi s’intéressent à cette part de leur culture, se la réapproprient. »

« Je veux faire travailler les artisans, préserver les savoir-faire que ce soit à Paris ou partout où je peux le faire et en particulier en Afrique, c’est pour cela que j’ai créé cette marque. »

L’artisanat d’art comme une chance

Ngoné Magin est née et a grandi à Dakar. Au Sénégal, la bijouterie est un métier qui se transmet de générations en générations. N’étant pas issue d’une famille de bijoutiers, c’est à Paris que Ngoné Magin découvre sa passion pour les bijoux. Aujourd’hui, la créatrice associe des femmes de laMaison Rose au Sénégal, victimes de violences, pour la réalisation de ses collections.

« Pour moi c’était important de faire ce travail avec elles. On a nié leurs droits, mais je pense qu’à travers l’artisanat d’art elles peuvent apprendre un métier. Je suis impliquée dans l’essor économique du continent donc je travaille avec des artisans, des artisans bijoutiers au Sénégal, perliers, etc… Cela permet de sauvegarder certains savoir-faire ancestraux comme le filigrane. Je trouve ce travail tellement magnifique et qu’il nous appartient, à nous les Africains, de préserver ce savoir-faire. »

La créatrice est attirée par des matières qui racontent une histoire à l’instar du cauri, ce petit coquillage devenu l’emblème de sa marque comme une trame, un pont entre deux pays.

« Je me suis réapproprié le cauri en le décorant de pierres, d’émail, de motifs wax notamment ou des pagnes africains comme les Bogolans. Il n’y a que moi qui travaille le cauri de cette manière-là pour dire : oui, il nous appartient maintenant, mais on peut en faire quelque chose de différent. J’aime en fait casser les codes et jouer avec les matières de cette manière-là. »

            </div>

RFI

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top