Close

Nigéria: montée du paludisme dans l’État de Bénué

Publié le :

                Dans les États de la « middle Belt », la « ceinture intermédiaire » (Adamawa, Benue, Kaduna, Nasarawa et Taraba), près de 300 000 personnes ont été déplacées à la suite des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, liés à une concurrence autour de l’accès à l’eau et à la terre.
            </p><div readability="48.362273579013">

                                    <p>Les structures de santé tirent la sonnette d’alarme : les patients atteints de paludisme ne cessent d’augmenter, notamment les enfants de moins de cinq ans. Entre mai et juillet, on est passé d’une centaine de cas à près de 1 269 cas. « <em>Les familles déplacées de ce conflit vivent dans de mauvaises conditions,</em> explique Lynn van Beck, coordinatrice de projet de Médecins sans Frontières, basée dans l’État de Benue, qui accueille le plus grand nombre de personnes déplacées. <em>Elles ont un accès très limité aux soins de santé et à l’eau potable. On voit souvent une, deux ou trois familles s’entasser sous la même tente, ou en plein air. Le tout, avec de nombreuses flaques d’eau stagnantes à proximité. Cela favorise la reproduction des moustiques. Et on assiste à une explosion du nombre de personnes infectées par le paludisme.</em> »

« Par rapport à l’année dernière, on constate une augmentation du nombre de patients : nous avons plus de 1 000 patients atteints du paludisme. C’est d’abord lié à la saison des pluies. Mais c’est aussi lié au nombre toujours plus important de déplacés qui affluent à cause des violences. Ils ne peuvent plus retourner dans les champs. Et enfin, ces personnes ont tendance à éviter les hôpitaux, car les prix des consultations ont augmenté à cause de la pandémie de Covid-19. »

            </div>

RFI

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top