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RCA : l’ancien chef d’État major, le redoutable  général Ludovic Ngaifeï dresse un bilan sombre de la politique sécuritaire de Touadera.

L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’ancien Chef d’Etat-Major des armées, le Général de Division Ludovic Ngaifeï, sort de son silence et dresse un tableau assombri de la politique sécuritaire hasardeuse de Touadera au pouvoir aujourd’hui près de 5 ans. Dans un document intitulé « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre », en date du 03 février, ce haut gradé de l’armée nationale a su trouver avec des mots adéquats pour décrire la situation parfaite dans laquelle le mathématicien a plongé le pays.

Voici l’intégralité du document : ‘‘ Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre’’, par le Général Ludovic Ngaifei

                                          

                                          PREAMBULE

 

Il vous souviendra qu’il y a exactement deux ans je prenais ma plume pour vous entretenir sur un prétendu limogeage du Chef d’Etat- Major que j’étais.

Aujourd’hui, je reprends ma plume pour m’exprimer cette fois ci sur les sujets brulants de l’heure car comme je disais, il y a deux ans, se taire pour laisser faire les choses, c’est laissé notre cher et beau pays aller dans une direction qui ne dit son nom.

C’est donc en prélude à un point de presse dont je me propose d’animer prochainement que je me permets de mettre en ligne mais aussi à la lecture du public à travers certaines presses écrites de la place ces quelques questionnements et réflexions en guise de propos liminaires.

Deux questions me viennent à l’idée et mérite d’être posées :

  • Que devons- nous faire face à la situation actuelle de ni paix ni guerre qui perdure dans notre pays.
  • Faut-il allé cout que cout aux élections prochaines juste pour satisfaire les désidératas de la communauté internationale.

Enfin, étant soldat, j’ai cette ultime réflexion qui me vient de ce que disait l’ancien Président  du Ghana Jerry RAWLINGS je cite : lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’Armée de rendre aux peuples sa liberté. Sommes-nous dans ce cas de figure ?

Vous témoignant de la reconnaissance pour votre disponibilité et, pour l’heureuse occasion que vous (les médias) allez m’offrir très prochainement pour m’entretenir avec vous de ce triste sort qui s’abat sur le pays et son peuple,

Je voudrais, en ce début d’année 2020 pleine d’espoir et d’incertitudes, vous souhaiter à vous, ainsi qu’à vos familles et, à travers vous, à l’ensemble de la population Centrafricaine, mes vœux de courage, de persévérance, d’endurance et de foi en l’avenir.

En effet, mes biens chers Compatriotes, il y a exactement plus de deux ans, que j’ai eu à conférer avec vous, en tant que Chef d’Etat-major Général des Armées, de l’Armée de notre pays, de notre Armée, pour lever le voile sur certaines confusions que les ennemis de la paix et de la Sécurité, les manipulateurs patentés, ont tenté de jeter sur cette noble Institution.

Au-delà de cette mise au point, je n’avais pas manqué, dans le cadre de l’exercice de la mission que le pays, à travers l’Etat, m’a confiée, d’attirer l’attention de mes supérieurs, entendez le Chef Suprême des Armées, Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et, le Ministre de la Défense sans oublier mes collaborateurs, sur ce qui devrait être fait, dans le cadre de la réglementation et de l’orthodoxie militaires pour garantir au pays et au peuple, paix et Sécurité nécessaires à toutes initiatives de développement.

Dans la discrétion la plus totale, dans la subordination, une des vertus de l’Armée, j’ai essayé de faire de mon mieux en espérant que d’un jour au lendemain, la raison allait guider les actions de notre Armée vers son objectif ultime et sublime à savoir, la défense de l’intégrité territoriale et la protection des citoyens et de leurs biens. Hélas ! J’avoue que j’ai été incompris jusqu’à mon départ de la tête de notre Armée.

Et, même débarqué de l’Etat-Major, je n’avais pas manqué, par devoir national et de conscience, d’apporter à qui de droit, ce que je croyais être mes contributions, pour une sortie définitive de ce cycle infernal de misère imposée au peuple mais, j’ai été déçu.

Aujourd’hui, en observant et en suivant les cris des mamans qui pleurent leurs maris et enfants, les cris des pères qui pleurent leurs épouses et enfants, les gémissements des agriculteurs qui voient leurs plantations dévastées par les troupeaux des bergers étrangers en armes sans cœurs, les supplications des bergers peulhs Centrafricains spoliés de leurs bétails, les courses folles des vieillards, handicapés et aveugles dans la brousse et, tous ces artisans miniers chassés de leurs chantiers,

J’ai tenu, en âme et conscience, vouloir échanger très prochainement avec vous, Professionnels des Médias, vous qui avez le pouvoir de porter haut et à toutes les extrémités du pays et pourquoi pas du monde, ma vision de cette crise entretenue et qui dure déjà trop longtemps, en dépit des armées du monde mobilisées à cet effet.

Que cherche le Général Ludovic NGAÏFEI ? Le Général Ludovic NGAÏFEI veut-il faire un coup d’Etat ? Ludovic NGAÏFEI est-il candidat aux élections ou fait-il la politique ? Me diront les laquais, les agents de la manipulation, les défenseurs patentés du mensonge entretenu comme mode de gouvernance sans se soucier de ce que, chaque jour, leurs comportements font que la vie des dizaines de Centrafricains est emportée dans l’au-delà.

Se taire pour échapper à ce genre de critiques, c’est se rendre aussi coupable des complots planifiés pour décimer le peuple et en même temps, piller les richesses et les ressources du pays car, coopérer avec le mal est un acte plus criminel que le mal lui-même.

Ainsi, loin des penchants ou aspirations politiques, ce qui d’ailleurs ne m’est pas interdit en tant que citoyen car l’avenir seul nous le dira, ma démarche et ma logique s’inscrivent dans l’idéal militaire motivé par :

  1. La Mission de l’Armée

Sans vouloir donner l’impression de théoriser cette noble Institution qui est avant tout, une création divine et Dieu lui-même en est le Chef Suprême, Cf. Josué 25 : 13-15 avant d’être une œuvre humaine au service d’un pays et dont les chefs d’Etat en sont les Chefs Suprêmes, l’Armée joue toujours un double rôle à savoir :

  • Le rôle de protection des personnes et des biens,
  • Le rôle de défense et de sauvegarde de l’intégrité du territoire.

Ainsi compris, admis, respectés et mis en œuvre comme tels avec les plus grands soins, l’Armée de tous les temps, sous tous les régimes a eu, dans les pays des hommes sérieux et, dans des circonstances graves et extrêmes, à jouer le rôle et le devoir de participer au maintien de l’ordre.

C’est dans cet esprit et à juste cause que :

  • L’Armée Américaine a tout mis en œuvre pour venir à bout de Ben Ladden après les frappes de Word Street Center ;
  • L’Armée Française renforcée par les anciens militaires à la retraite rappelés a réussi à neutraliser les terroristes ayant envahi la Côte d’Azur ;
  • L’Armée Tchadienne a toujours repoussé les fréquents assauts des rebelles ;
  • L’Armée Camerounaise veille sur l’intégrité de son territoire en même temps qu’elle repousse les rebelles ;
  • L’Armée des deux (02) Congo assurent la protection de leurs peuples tout en sauvegardant l’intégrité de leur territoire respectif ;
  • L’Armée de la Guinée Bissau vient de mettre de l’ordre au désordre électoral…

Tous ces exemples non exhaustifs qui précèdent, montrent à suffisance, le rôle important qu’une Armée joue au sein d’une nation ou pays. Qu’il s’agisse du point de vue de Dieu que du point de vue des hommes, la mission de l’Armée se rapporte toujours à la protection des personnes sacrées et créées à l’image de Dieu ainsi que de leurs biens et, à la Défense de l’intégrité du territoire car, à un peuple, un territoire.

  1. L’Inertie de l’Armée Centrafricaine face au péril du peuple et à l’occupation du territoire par des mercenaires et rebelles étrangers.

Mon deuxième point de motivation découle du fait que l’Armée de notre pays, donne l’impression d’avoir dérogé volontairement ou non, à sa double mission, celle de protéger d’un côté, le peuple et ses biens et, de l’autre, d’assurer la défense du territoire national.

Aussi, importe-t-il de souligner, que l’Armée est une Institution qui fonctionne sur la base des règles rigides de discipline et d’éthique. De ce point de vue, son opérationnalité en temps réels, relève du seul commandement de son chef Suprême qui instruit son chef d’Etat-major qui à son tour, lui rend compte de la mission exécutée.

Or, il se trouve malheureusement  qu’en Centrafrique, pays meurtri par les mouvements rebelles, et, en dépit des promesses faites par les forces en présence, les insurgés ou les Anti-Balaka et les agresseurs ou la coalition des rébellions Séléka, de déposer les armes une fois un régime démocratiquement élu, est installé, l’on constate paradoxalement, que le nombre de mouvements rebelles a augmenté avec de réarmements inquiétants depuis quatre (04) années et, cette Armée est restée aujourd’hui sans moyens de commandement, d’organisation logistique en vue d’y répondre.

Au mieux, devant l’inertie observée, le tout doublé de l’hésitation d’une option militaire, le Chef Suprême de l’Armée ayant choisi l’option de la négociation, les Forces Onusiennes, qui avaient la mission de procéder au désarmement forcé des belligérants depuis le 05 Décembre 2013, avec l’interposition de la Sangaris, se sont réinvesties dans d’autres domaines d’activités dont la préparation et la tenue des assises ayant  accouché les Accords de Paix de Khartoum signés le 06 Février 2019 et bientôt à l’accompagnement des opérations électorales.

Et, nonobstant lesdits accords auxquels l’on fait abusement références et qui servent de fonds d’activités de sensibilisations et de formations, la paix, la sécurité et la stabilité restent encore au niveau du rêve à cause des tueries chaque jour perpétrées sur les paisibles populations sans défense d’une part, et d’autres part, les pillages des richesses, destruction des champs, spoliation des bétails des éleveurs nationaux.

L’on relève aussi par ailleurs, que les quelques détachements militaires envoyés dans les arrières pays sans un minimum requis et dans un dénuement total, sont tenus à une forme de forces en présence sans une mission du type opérationnelle comme si, tout est mis en œuvre pour assurer la pérennité des crises en Centrafrique. Dieu merci, il a fallu le jour anniversaire de l’an ‘‘Un’’ des Accords de Paix, pour que le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, prenne conscience de la gravité de la situation pour déclarer, qu’il usera désormais de la fermeté, (sic !).

Après ce développement sommaire, je ne doute pas un seul instant, que la question future qui me sera posé en premier lieu car, elle préoccupe et hante les hommes politiques en quête du Pouvoir et, qui s’organisent déjà à travers des alliances et coalitions diverses, est celle des élections de 2021.

A cette question, je répondrai qu’elle est très loin des attentes et préoccupations de la multitude des Centrafricains réduits à l’esclavage sur leur propre territoire et, qui subissent les atrocités de ces mercenaires sans cœurs se comportant en territoire conquis. De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme.

Là encore, je vous invite à lire les regrets du Président Laurent GBAGBO, pour avoir organisé les élections sous pression de la communauté internationale sans le désarmement promis des rebelles et, pour les avoir intégrer dans le Gouvernement*. Et, vous comprendrez aisément, combien nos hommes politiques qui hier, ont négocié, encouragé, soutenu et applaudi l’avènement des Séléka déchantent aujourd’hui.

Les attentes et préoccupations du peuple Centrafricain pour parler franchement et dans la vérité, se résument aux questions de Sécurité, de Paix et de Pain, en un mot, le droit à la vie qui reste et demeure, le droit le plus essentiel de tous les droits de l’Homme.*[1].

C’est pourquoi, en écoutant les cris et les pleurs des Centrafricains délaissés et abandonnés, en contemplant les décombres et les marres formées de mélange de larmes et du sang des Centrafricains chaque jour, tués de la manière la plus abominable et, en réalisant que rien n’est perdu d’avance et que l’espoir reste encore à la portée du peuple souverain, je voudrais m’adresser à la conscience et à la sensualité de mes frères Centrafricains à commencer par :

  1. Mes frères d’Armes

A mes frères d’Armes, qu’ils soient en activité ou à la retraite, qu’ils soient sous l’effet des frustrations dans le camp des Séléka ou Anti-Balaka, je leur dis simplement, que le devoir national interpelle notre conscience de soldats engagés pour écouter et répondre à la voix de la Patrie qui nous appelle maintenant. Vaincre ou mourir, devons-nous tourner le dos au peuple qui agonise sous les atrocités des mercenaires étrangers et qui appelle son Armée au secours ?

  1. Les Dirigeants et les Hommes Politiques

A ceux-là, je leur demande de transcender leurs particularités, leurs égoïsmes et leurs contradictions internes, pour affronter les ennemis, en vue de sauver notre pays et d’accélérer à son processus de développement afin d’aboutir directement à la paix et au bonheur.

Aux uns, je rappelle que depuis que le monde est monde et sous ces cieux, il n’y a jamais eu un régime éternel. Par conséquent, le peuple pour le compte de qui ils gouvernent, devrait constituer la pièce maîtresse de préoccupations de leurs actions politiques et non l’enrichissement personnel.

Aux autres, je les exhorte à fonder leurs alliances autour de ce qui unit et donc l’intérêt général afin que dans une dynamique illuminée par les attentes du peuple, ils puissent bâtir la nation et non la détruire pour des intérêts partisans.

  1. L’Eglise

A ce niveau précis, je voudrais prendre l’Eglise à témoins, de toutes les malédictions qui s’abattent sur nous. Qu’elle soit Catholique, Protestante, Baptiste, Islamique, Bahaïe et autres, le Seigneur n’a-t-il pas déclaré qu’un royaume ou pays divisé contre lui-même est dévasté ? Et qu’une maison ou ville divisée contre elle-même ne peut subsister ?

Alors ! L’heure est venue pour que l’Eglise joue pleinement son rôle de sel et de lumière dans cette nation plongée dans l’obscurité de la haine et de la méchanceté afin de permettre, au peuple Centrafricain dans son ensemble, de revenir vers Dieu le Créateur, avec un cœur de repentance individuelle et collective, seule condition pour jouir de la plénitude du bonheur promis.

  1. Le Peuple

Frères et Sœurs Centrafricains, vous qui voyez couler dans vos veines, le sang de ZO KWE ZO, le sang de l’unité ; vaillante et laborieuse population Centrafricaine replongée dans la servitude et l’esclavage,

Il y a quatre (04) ans, nous étions appelés à l’exercice démocratique, en choisissant un fils du pays pour défendre nos intérêts, l’intérêt de la République Centrafricaine. Ce dernier est un homme comme tous les autres dotés de qualités et de défauts, de forces et faiblesses mais Il est temps que nous puissions sans passion lui demander, où allons-nous avec ce tableau peu reluisant avec ses cohortes de scandales financiers, de corruption au niveau de notre auguste Assemblée Nationale pour ne citer que ces cas ou plus d’un se demande : faisons-nous vraiment du sérieux pour notre pays ? Qui doit prendre une décision pour arrêter tout cela.

Elu pour être au service du peuple, nous pensons qu’il nous doit, non seulement des explications mais aussi trouver les solutions idoines car ceci est un devoir de sacerdoce vis-à-vis du peuple et non de dire que ce sont les juges ; cela revient à ce que le Président du Ghana a dit et que j’ai cité plus haut.

Aujourd’hui et plus que jamais, je veux que notre droit et notre sécurité pondent comme l’aurore, pour que nous rebâtissions et relevions les fondations de notre pays.

Aujourd’hui et plus que jamais, nous devons être des réparateurs des brèches, des restaurateurs des ruelles et des sentiers que nous y habitons.

A l’unissons, vaincre ou mourir, nous devons combattre sans relâche, avec la force de nos âmes et de nos esprits, ceux qui nous ont spoliés ; ceux qui ont arraché nos champs et nos prairies ; ceux qui ne connaissent pas le chemin de la paix ; ceux qui s’habituent au crime aux détournements, à la gabegie et à la corruption ; ceux dont on retrouve le sang des Centrafricains sur les pans de leurs vêtements.

Mettons-nous debout. Redevenons une force. Ne nous laissons pas couvrir par les ténèbres.

Aujourd’hui et plus que jamais, nous devons accéder au renouveau total, pour défricher dans la paix et la sécurité nos champs ; pour paître notre bétail dans la paix et la sécurité, pour éduquer et instruire nos enfants dans la paix et la sécurité, pour disposer de nos forêts, de nos sites miniers dans la paix et la sécurité.

Mettons-nous debout. En plein jour, montons à l’offensive contre ceux qui mangent notre moisson et notre pain ; ceux qui tuent et violent nos filles et fils ; ceux qui mangent nos troupeaux et bétails et qui s’abreuvent à nos cours d’eau ; ceux qui démantèlent nos frontières et nos places fortes ; ceux qui font la ruse en prétextant défendre notre cause et assurer notre sécurité alors qu’ils viennent en armes pour nous détruire et nous déstabiliser.

Mettons-nous debout. Reprenons notre avenir en mains. N’acceptons plus d’être la proie de ces prédateurs.

Soyons unis et combattifs pour reprendre notre pays ; soyons unis et combattifs pour être des vrais hommes de la restauration de la nation Centrafricains ; Soyons unis et combattifs pour porter nos rêves ; Soyons unis et combatifs pour reprendre notre droit ; Soyons unis et combattifs pour changer l’humeur nationale ; Soyons unis et combattifs pour combler les fossés de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble, de la liberté, du droit d’accès à une justice saine et équitable qui nous séparent ; Soyons unis et combattifs pour permettre à la liberté de retentir.

  1. Les Professionnels des Médias

Enfin à vous, mes bien chers compatriotes, professionnels des Médias, vous qui disposez du quatrième Pouvoir dans le pays ; le Pouvoir d’informer, le Pouvoir de conscientiser, le Pouvoir de mettre à la lumière toute vérité cachée ou tronquée. Je n’ignore pas que la force de vos plumes peut blesser, meurtrir des familles et conduire parfois aux suicides.

Je ne peux que compter sur votre sens élevé de patriotisme et de nationalisme, pour enquêter objectivement sur les questions d’Etat. C’est le seul et le puissant moyen, de vous rendre compte dans le cas d’espèce, qui, des hésitations des Forces Onusiennes et l’Inertie du Gouvernement devant les souffrances extrêmes des Centrafricains, est responsable, alors, vous saurez réorienter vos critiques sur les vraies cibles qui pourront édifiées tout le monde.

Pour conclure, je reprécise, que je ne suis ni tenté par le Pouvoir moins encore, je n’ai aucune intention de nuire à qui que ce soit. En tant que soldat loyal, fruit des entrailles de cette nation et de son peuple en pleine destruction, ma conviction et mes vœux les plus ardents, c’est que,

Devant cette agression qui nous replonge dans un néocolonialisme sauvage et que personne ne veut la déclarer ni la qualifier comme telle, nous devons par devoir d’hommes libres, nous lever comme un seul homme, pour débarrasser notre pays et notre peuple de ces bandes de criminels, ensuite, libérer notre territoire des tonnes d’armes dissimulées dans le pays avant de ménager dans la paix et la quiétude, la gestion sûre et saine de notre cher et beau pays.

Je vous remercie.

 

 

 

 

[1] Cf. Laurent GBAGBO selon François MATTEI. Pour la vérité et la justice. Côte d’Ivoire : Révélation sur un scandale Français. Edition du Moment 2014.

CNC

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