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RCA : quand le capitaine Rodrigue Bozizé menace un journaliste…

La saga Bozizé continue de faire jaser. Toujours à la une, le fils de l’ancien Président, le tristement célèbre capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé alias Gbâguënè. Dans son dernier spectacle dans la capitale, il est allé menacé un journaliste de la radio Centrafrique dans son bureau.

Ceci n’est pas une fiction, encore moins un rêve ! Le capitaine de la gendarmerie, Rodrigue Bozizé, fils de l’ancien Président de la République François Bozizé, qui, depuis le retour à Bangui de son papa après six ans d’exil en Ouganda, ne cesse de se faire parler de lui dans tous les coins de la capitale.

Cités dans plusieurs affaires de tentative de meurtre et d’agression physique, le capitaine Rodrigue Bozizé, muni de son pistolet, se permet une fois de plus ce week-end d’aller dans les locaux de la station radio nationale, au centre-ville de Bangui, en plein jours, pour menacer le journaliste Kevin Dimitri Yalangba.

Le gouvernement, qui devient contre toute attente aveugle et paraplégique du jour au lendemain depuis le retour de l’ancien président de la République François Bozizé, n’a plus de choix que de condamner cet acte criminel dans un communiqué laconique lu sur les antennes de la radio nationale le soir de la scène.

Chose étonnante, le Haut conseil de la communication, qui est dans son sommeil depuis plusieurs mois, s’est réveillé brusquement pour condamner, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la tentative présumée de l’agression du journaliste Kevin Dimitri Yalangba .

« Le Haut Conseil de la Communication a appris avec consternation l’agression à mains armées du journaliste Kevin Dimitri YALANGBA dans les locaux de la Radio Centrafrique, dans la journée du 28 décembre 2019, par Monsieur Rodrigue BOZIZÉ.

Le Haut Conseil de la Communication, garant de la liberté de la presse et de la communication en République centrafricaine, condamne avec la plus grande énergie cet acte crapuleux et injustifiable à l’endroit d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions nobles d’informer la population centrafricaine.

Le Haut Conseil de la Communication appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cet acte abject et d’en sanctionner de manière exemplaire l’auteur présumé, conformément aux lois de la République.

». Pa étonnant ce communiqué ?

Du côté du parti KNK, on s’étonne du communiqué du gouvernement et du haut conseil de communication qui n’a jamais condamné les propos violents et agressifs de ce « fameux journaliste » contre l’ancien chef de l’État François Bozizé qui est aussi une haute personnalité de ce pays.

D’après Éric Wangou, un étudiant en droit à l’université de Bangui, « depuis le retour de l’ancien président Bozizé à Bangui, tous les coups sont permis, tant du côté du gouvernement, à travers ses griots, que du côté du parti KNK, à travers ses nombreux gros bras. Il est vrai que ce journaliste de la radio Bangui a énormément débordé dans ses propos, malgré tout le monde sait qu’il est payé par le pouvoir en place pour insulter les autres, mais la réaction du fils de l’ancien président Bozizé n’a pas été du tout approprié et justifiable en ce temps de vive tension».

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