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RDC: colère des déguerpis de Mbobero après la visite d’une délégation du clan Kabila

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                Dans cette localité du Sud-Kivu, depuis 2016, selon la société civile, un hôpital et quelques 300 maisons ont été détruits et une quarantaine d'autres restent enclavées au sein d'une concession contestée et attribuée à l'ancien chef de l’État. Une délégation était sur place le week-end dernier pour lancer des négociations autour de l’indemnisation. Certaines victimes ont reçu 2 000 dollars, ce qui est loin de satisfaire le Comité des déguerpis.
            </p><div readability="59.127895266868">

                                    <p>Pour le Comité <strong>des déguerpis de Mbobero</strong>, cette tentative de négociations vise à éviter une procédure en justice alors qu’une plainte a été déposée en juin dernier contre Joseph Kabila. Selon Baguma Kameme, son porte-parole, cette délégation a non seulement refusé de les rencontrer, mais a fait pression sur les ménages les plus démunis. « <em>Les gens avec qui ils ont négocié, ce sont des enfants, des gens du troisième âge. Jusque-là, nous ne comprenons rien et nous ne sommes pas d’accord avec cette négociation. Le sénateur a vu Joseph Kabila et nous lui demandons, s’il doit y avoir une négociation, que ce soit une négociation honnête.</em> »

Seuls certains habitants sur la quarantaine de maisons encore enclavées à l’intérieur de la clôture ont été approchés, renchérit Jean-Chrysostome Kijana de l’ONG Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI). Pour lui, il n’y a pas de volonté réelle de réparer le préjudice subi par la population : « S’ils ont opté pour ce procédé par cette voie, je pense que c’est parce qu’ils savent qu’une nouvelle démolition, ne fusse qu’une petite cabane, risque d’entraîner un tollé, d’écorcher encore l’image de l’ancien président Kabila. Ils veulent recourir à cette voie très malhonnête avec des négociations très déséquilibrées. Qu’est-ce que 2 000 dollars peut faire dans une province comme le Sud-Kivu ? »

Dans l’entourage de Joseph Kabila, on assure que l’ancien président a acquis le terrain de manière régulière et a eu recours par le passé à la force publique pour faire respecter son droit. Toujours selon ce proche, l’indemnisation de 2 000 dollars aurait été offerte à tous les foyers qui peuvent y prétendre.

            </div>

RFI

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