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RDC: indignation après la mort de deux écoliers suite à une attaque dans le Nord Kivu

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La mort d’au moins deux élèves de primaire, tués par balles jeudi dernier alors qu’ils allaient passer leurs examens de fin d’année, crée l’indignation en RDC. Selon les premiers éléments d’information recueillis, ils ont été les victimes collatérales d’accrochages entre des militaires congolais et des Maï Maï dans la localité de Katanga, territoire de Masisi au Nord Kivu.

Selon le gouverneur de la province qui dit s’être informé auprès des autorités locales ce sont les Maï Maï qui ont créé la panique en se rendant près du centre d’examen de Katanga le jour du test. Les FARDC qui se seraient trouvés pas loin rapporte encore le gouverneur sont intervenus mais les Maï Maï de l’UPDC de Kapasi qui auraient tiré les premiers.

En plus de la mort de deux élèves de primaire, cinq autres élèves et un inspecteur du centre de test sont toujours portés disparus. Il y a également au moins un autre civil tué et un blessé.

Les FARDC seraient donc intervenus un jour d’examen pour déloger les Maï Maï, c’est aussi la version que l’on apprend de source onusienne. Les militaires congolais sont arrivés le jour même de l’examen sur une position tenue par ce groupe Maï Maï dans cette localité comme dans d’autres sur ce territoire où les habitants sont de fait souvent administrés par des miliciens.

L’école n’était pas directement visée

L’armée congolaise n’y a pas une présence permanente et se contente de déloger périodiquement ces petits groupes armés qui occupent un village déplore l’administrateur du Masisi qui dit ne pas avoir suffisamment de militaires pour sécuriser son territoire.

L’école n’était pas visée, les civils ont été victimes de balles perdues affirme ce responsable administratif local. C’est bien ce que condamne aujourd’hui l’Unicef qui appelle les belligérants à s’abstenir de s’affronter autour des écoles qui doivent rester dit son porte-parole, à Kinshasa des lieux sacrés comme les hôpitaux.

L’Unicef condamne avec la plus grande fermeté cette attaque contre ce centre d’examen. C’est indamissible. C’est contre toutes les règles du droit international humanitaire.

Jean-Jacques Simon, porte-parole de l’Unicef à Kinshasa

RFI

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