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RDC – Néhémie Mwilanya Wilondja : « Nos adversaires manœuvrent pour retarder les élections de 2023 »

Polémique à la Ceni, réforme judiciaire, condamnation de Vital Kamerhe, dissensions avec le Cach de Félix Tshisekedi… Néhémie Mwilanya Wilondja, l’influent coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), répond en exclusivité aux questions de JA.

Discret dans les médias, Néhémie Mwilanya Wilondja est un homme incontournable à Kinshasa. Devenu coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), il n’a rien perdu de l’influence et de la froide réserve qui le caractérisaient à l’époque où il était le puissant directeur de cabinet du président Kabila.

Il a néanmoins accepté de se confier à Jeune Afrique pour évoquer les tensions qui secouent la coalition unissant le FCC et Cap pour le changement (Cach, du président Félix Tshisekedi), mais aussi la réforme controversée du système judiciaire, qui a conduit le 27 juin à la brève interpellation du ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, et surtout la polémique qui entoure le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Sûr de sa force et de celle du FCC, Néhémie Mwilanya Wilondja n’hésite pas à mettre ses partenaires politiques en garde.

Jeune Afrique : Le 2 juillet, l’Assemblée nationale, au sein de laquelle le FCC est majoritaire, a confirmé Ronsard Malonda à la tête de la commission électorale, mais cela fait toujours débat, compte tenu notamment du rôle que ce dernier a joué lors des scrutins de décembre 2018. Ne fallait-il pas opter pour une personnalité plus consensuelle ?

Néhémie Mwilanya Wilondja : Selon la Constitution, ce sont les confessions religieuses et la société civile qui choisissent le président de la Ceni. Je n’ai donc pas à porter de jugement de valeur sur telle ou telle personne. Pour le reste, je peux comprendre que certains aient des interrogations, mais je ne comprends pas que les forces politiques s’invitent dans un débat qui ne les concerne pas, alors même que jamais elles ne permettraient à la société civile et aux confessions religieuses de se mêler par exemple du choix de leurs représentants au sein de la commission électorale.

Je voudrais mettre en garde ceux qui manœuvrent avec l’objectif non avoué de retarder les scrutins de 2023″

Ne fallait-il pas réformer la Ceni avant de désigner ses membres ?

D’une manière générale, le FCC a toujours dit qu’il fallait réformer ce pays, et cela nous a même été reproché ! En ce qui nous concerne, nous ne ferons jamais obstruction au débat démocratique et je voudrais ici mettre en garde ceux qui manœuvrent avec l’objectif non avoué de retarder les scrutins de 2023.

Jeune Afrique

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