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RDC: que se passe-t-il avec le taux de change?

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En République démocratique du Congo (RDC), ces dernières semaines, la monnaie ne cessait de se déprécier jusqu’à atteindre plus de 2 000 francs congolais (FC) pour un dollar. Depuis ce week-end, le franc a repris 20 % de sa valeur face au dollar américain. Sur le marché informel, les taux affichés varient entre 1 500 FC (si l’on souhaite acheter des dollars pour les vendre) et 2 010. Vendredi 31 juillet, le taux de change indicatif de la Banque centrale congolaise (BCC) était encore de 1 970 francs congolais pour un dollar, mais la BCC avait annoncé toute une série d’actions.

Si depuis le mois de janvier, le franc congolais perdait de sa valeur face au dollar, c’est parce que la Banque centrale ne cessait, mois après mois, de financer le déficit de l’Etat en utilisant la planche à billets. Mais depuis mai, c’est terminé, explique le directeur général de la BCC, Jean-Louis Kayembe.

« Il y a un déficit mais un déficit qui n’est financé que par les bons du Trésor et par l’appui budgétaire qui a été accordé par le Fonds monétaire international. Donc, depuis le mois de mai, il n’y a pas eu un seul franc congolais de financement monétaire ou des avances au Trésor par la Banque centrale ».

Mais pour corriger les erreurs du passé, il fallait retirer des francs congolais de la circulation. La BCC dit être parvenue à en retirer 157 milliards par différentes actions comme la vente de dollars, la hausse du niveau de réserve obligatoire des banques commerciales auprès de la BCC ou encore le paiement des dépenses de l’Etat en dollars et pas en francs congolais.

« Si vous posez la question à beaucoup de cambistes, ils vous diront qu’il n’y a pas de francs. Les francs sont rares mais par contre, les devises sont quand même là. La loi de l’offre et de la demande jouant sur le marché, pour le moment, bien-sûr, on constate que l’écart entre les taux acheteurs et les taux vendeurs est quand même important. Mais nous pensons que d’ici là, cet écart va se réduire comme par le passé, l’écart s’est réduit », a ajouté Jean-Louis Kayembe, directeur général de la Banque centrale congolaise.

La semaine dernière, la Banque centrale avait invité plusieurs acteurs dont les cambistes pour leur expliquer la nature de ses interventions et l’impact qu’elles devraient avoir.

La baisse du taux de change était amorcée depuis le 24 juillet et l’accélération du week-end dernier serait le résultat de cette campagne de sensibilisation mais aussi d’un peu de spéculation.

Reportage: réactions cambistes à la chute du taux de change

RFI

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